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Les autorités congolaises et le M23 ont signé, près de Montreux (VD), un accord d’étape pour la mise en œuvre de la surveillance du cessez-le-feu en RDC. Les rebelles seront représentés à parts égales avec le gouvernement dans le mécanisme dirigé par la Conférence des Grands Lacs.
Des sources convergentes relayées par plusieurs médias congolais et rwandais ont fait état de cet arrangement. La Suisse, qui accueille ces discussions depuis lundi dans un lieu non divulgué, était représentée par la numéro deux de la division Paix et droits de l’homme du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) au moment de la signature, comme l’ont montré des photos publiées sur les réseaux sociaux par des journalistes congolais.
L’année dernière à Doha, un accord-cadre avait été établi. Par la suite, deux protocoles concernant la libération des détenus et la surveillance du cessez-le-feu avaient été signés. Un accord validé en décembre dernier à Washington par la RDC et le Rwanda, soutien du M23, avait également été conclu.
Cependant, cette année, les violences continuent en République démocratique du Congo (RDC). Le M23 avait consenti à se retirer de la ville d’Uvira qu’il avait contrôlée, à condition qu’une force neutre supervise le cessez-le-feu. Néanmoins, les rebelles ont ensuite accusé l’armée congolaise et ses milices alliées, notamment les Wazalendo, d’avoir occupé ce territoire.
L’accord signé mercredi stipule que le mécanisme de vérification conjointe du cessez-le-feu (EJVM), piloté par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), doit être constitué à parts égales entre les autorités et le M23. L’ONU collabore également avec ce dispositif.
Expertise de la Suisse également mise à disposition
La Suisse organise ces pourparlers tout en offrant son expertise aux parties au conflit, aux côtés des médiateurs du Qatar et des États-Unis. Cette neuvième série de discussions a été organisée près de Montreux en raison de la situation instable au Moyen-Orient.
Les violences survenues au début de 2025 dans l’Est de la RDC ont causé des milliers de victimes suite à la prise de contrôle de Goma et de plusieurs villes par le M23. Un million de personnes ont été déplacées.
Une Mission d’établissement des faits de l’ONU a par la suite estimé que les rebelles avaient commis des actes pouvant être qualifiés de crimes contre l’humanité. L’armée congolaise et ses alliés ont également été accusés d’avoir commis des crimes de guerre. Une Commission d’enquête internationale est prévue pour poursuivre les investigations, mais elle n’a pas encore commencé ses travaux en raison de la crise de liquidités à l’ONU.

