Une propagation qui gagne du terrain
L’épidémie d’Ebola causée par la souche rare Bundibugyo continue de s’étendre en République démocratique du Congo (RDC), a averti vendredi l’OMS. Selon les autorités sanitaires congolaises, 676 cas confirmés, dont 136 décès, ont été recensés à ce jour. La majorité des contaminations se concentre dans la province de l’Ituri, mais le virus a désormais été détecté dans 34 zones de santé réparties entre l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Une situation compliquée par l’insécurité
Pour l’OMS, la progression géographique de l’épidémie reflète à la fois l’ampleur réelle de la crise sanitaire et les importants mouvements de population dans l’est du pays. Les opérations de lutte contre le virus sont compliquées par la fragilité du système de santé et par l’insécurité persistante dans plusieurs régions touchées. Malgré ces difficultés, l’organisation souligne que la RDC dispose d’une solide expérience dans la gestion des précédentes épidémies d’Ebola.
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Des efforts renforcés pour suivre les contacts
L’OMS indique que la surveillance épidémiologique progresse, notamment grâce à une amélioration du traçage des cas contacts. Plus de 70 % des personnes identifiées comme contacts sont désormais suivies correctement, un résultat jugé nettement meilleur qu’il y a quelques semaines. Toutefois, des zones à haut risque restent encore insuffisamment couvertes par les équipes sanitaires.
Évaluation rapide des risques de l’OMS sur #Ebola causé par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo, en Ouganda :
L’évaluation des risques a été révisée :
🔴 Très élevée au niveau national en #RDC
🟠 Élevée pour #Ouganda
🟠 Élevée pour les pays partageant des frontières terrestres avec la RDC et l’Ouganda… pic.twitter.com/HXygDigLl4— Organisation mondiale de la santé (OMS) (@WHO) 10 juin 2026
Aucun vaccin contre cette souche
La souche Bundibugyo à l’origine de l’épidémie ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique. L’OMS insiste donc sur les mesures de prévention essentielles : détection rapide des cas, isolement des malades, enterrements sécurisés, protection du personnel soignant et sensibilisation des communautés. Pendant ce temps, l’Ouganda voisin, également touché par le virus depuis mai, affirme avoir désormais l’épidémie sous contrôle grâce à un suivi rigoureux des cas contacts.

