Rapatriement volontaire des réfugiés : la RDC, la RCA et le HCR réaffirment leur engagement à revitaliser le processus dans la sécurité et la dignité.


Les travaux de la deuxième réunion de la Commission tripartite réunissant la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), consacrée au rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant en RDC et des réfugiés congolais installés en République centrafricaine, se sont clôturés jeudi 11 juin 2026 à Kinshasa.

La cérémonie de clôture de ces travaux après trois jours d’échanges constructifs entre les délégations des deux pays et les représentants du HCR, a été présidée par le VPM de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo.

Dans son allocution, le vice-Premier ministre a salué l’excellence des relations de coopération et d’amitié qui unissent la République démocratique du Congo et la République centrafricaine sous le leadership des présidents Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Faustin-Archange Touadéra. Il a souligné que ces liens historiques constituent un levier essentiel pour relever ensemble les défis liés à la protection des réfugiés et à la recherche de solutions durables.

Le VPM Shabani a rappelé que les crises successives ayant affecté la République centrafricaine avaient entraîné d’importants mouvements de populations vers la RDC. Il a également relevé que, malgré les progrès enregistrés dans le processus de retour volontaire, de nouveaux déplacements forcés continuent d’être observés dans certaines zones frontalières, notamment dans la localité de Zabaï, en territoire de Libenge.

Il s’est félicité de la qualité des échanges qui ont marqué cette deuxième réunion de la Commission tripartite et a réaffirmé la détermination du Gouvernement de la République à mettre en œuvre les résolutions arrêtées en vue d’offrir des solutions durables aux populations réfugiées.

Il a également salué la participation active des gouverneurs des provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et du Bas-Uele, dont la présence a contribué au succès de ces assises ouvertes le 9 juin 2026.

Au 30 avril 2026, la RDC accueillait plus de 502.000 réfugiés de différentes nationalités, dont plus de 202.000 réfugiés centrafricains répartis principalement dans les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et du Bas-Uele.

Réaffirmant que le retour volontaire demeure un droit fondamental consacré par les instruments internationaux de protection des réfugiés, le Gouvernement de la République a appelé à une mobilisation accrue des partenaires internationaux afin de soutenir les opérations de rapatriement, les programmes de réintégration ainsi que la réhabilitation des infrastructures dans les zones concernées.

Notons qu’à l’issue des travaux, les trois parties ont adopté plusieurs recommandations majeures, parmi lesquelles :

* La reprise des opérations de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains à partir de la seconde moitié du mois de juillet 2026, dans le strict respect des principes de volontariat, de sécurité et de dignité ;

* Le renforcement des mécanismes de collecte, de vérification et d’enregistrement des données relatives aux populations réfugiées ;

* L’élaboration d’un plan opérationnel actualisé pour le rapatriement des réfugiés congolais vivant en République centrafricaine ;

* Le renforcement du Groupe de travail technique en tant que cadre permanent de concertation entre les parties ;

* L’intensification des missions conjointes de sensibilisation dans les camps de réfugiés ;

* La mobilisation concertée des ressources financières nécessaires au rapatriement volontaire et à la réintégration durable des personnes retournées.

Le représentant par intérim du HCR en République démocratique du Congo, le Dr Pierre Atchoum, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les gouvernements congolais et centrafricain dans la mise en œuvre des résolutions adoptées. De son côté, le ministre centrafricain de l’Intérieur et de la Sécurité publique a insisté sur la nécessité de garantir des retours fondés sur des mécanismes rigoureux de vérification de l’identité et de la nationalité des candidats au rapatriement.



Source link

Hot this week

Topics

Related Articles

Popular Categories