La police a dispersé les foules avec des gaz lacrymogènes alors que les militants de l’opposition et pro-gouvernementaux s’affrontaient.
Publié le 12 juin 2026
Des groupes politiques rivaux en République Démocratique du Congo se sont affrontés lors d’un rassemblement contre une loi proposée qui pourrait permettre au président Félix Tshisekedi de rester au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats.
La manifestation devant le parlement dans la capitale Kinshasa, organisée par la coalition de l’opposition C64, a été dispersée par la police qui a tiré des gaz lacrymogènes après des affrontements impliquant des militants pro-gouvernementaux, a rapporté l’AFP.
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Parmi les blessés se trouvait le leader de l’opposition Martin Fayulu, avec des vidéos le montrant avec du sang autour des yeux et sur sa chemise alors que des partisans venaient à son aide. Un autre figure de l’opposition, Prince Epenge, a également été légèrement blessé, selon l’AFP.
Cette confrontation survient alors que la RDC fait face à de multiples crises, y compris la dernière épidémie d’Ebola et une escalade du conflit de longue date avec les rebelles M23 soutenus par le Rwanda.
Une tentative apparente de Tshisekedi de rester au pouvoir plus longtemps a généré un mécontentement supplémentaire. Son deuxième mandat de cinq ans en tant que président doit se terminer en 2028.
Le président de 62 ans a récemment déclaré qu’il accepterait de diriger ce pays en proie aux conflits pour un troisième mandat « si le peuple le souhaite » après un référendum sur la réforme de la constitution.
Bien que la constitution de la RDC interdise toute révision des limites de mandats présidentiels, un projet de loi en cours d’examen à l’Assemblée nationale permettrait au président de modifier ces dispositions en cas de « dysfonctionnement majeur » paralysant les institutions de l’État, potentiellement après un référendum.
Les principaux partis de l’opposition, qui ont été divisés ces dernières années, ont uni leurs forces en mai sous la bannière C64 pour s’opposer à ce qu’ils décrivent comme une tentative de Tshisekedi de rester au pouvoir.
La coalition a qualifié les changements proposés de « menace sérieuse » pour la stabilité du pays.

