La RDC crée une unité paramilitaire de sécurité minière financée par les États-Unis et les Émirats arabes unis.


La République Démocratique du Congo a annoncé lundi la création d’une garde paramilitaire soutenue par des investissements américains et émiratis pour sécuriser ses vastes opérations minières.

L’Inspection Générale des Mines (IGM) a déclaré que la garde était une « unité spéciale paramilitaire destinée à sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation minière » en RDC.

La nouvelle unité sera déployée progressivement, avec un effectif initial de 2 500 à 3 000 personnes prévu pour être opérationnel d’ici décembre après six mois de formation en collaboration militaire, a déclaré l’IGM dans un communiqué.

La force paramilitaire devrait compter plus de 20 000 agents dans les 22 provinces minières du Congo d’ici fin 2028, dans le but de renforcer la confiance des investisseurs et de renforcer le contrôle de l’État sur la production minière.

Le programme de 100 millions de dollars est financé par des partenariats avec les États-Unis et les Émirats Arabes Unis, selon le communiqué.

La RDC produit environ 70 % de la production mondiale de cobalt — essentielle pour la fabrication de batteries électriques et dans la technologie de défense — et possède certains des dépôts de cuivre, coltan et lithium les plus riches au monde.

Exploitation minière illégale et insécurité

Les entreprises minières chinoises détiennent une position dominante dans le pays, bien qu’il y ait des entreprises des États-Unis et d’autres pays.

Le vaste pays a longtemps lutté contre le trafic minier illicite et une insécurité chronique, en particulier dans ses provinces orientales, où des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda ont tué des milliers de personnes et déplacé des centaines de milliers.

Le président du Congo vise à « assainir l’ensemble du secteur minier, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais,” a déclaré le directeur général des mines, Raphaël Kabengele, dans le communiqué.

La garde paramilitaire prendra en charge les missions de sécurité actuellement effectuées par les forces militaires conventionnelles.

Son mandat inclut la sécurisation des sites miniers, l’escorte des cargaisons de minerais vers les installations de traitement et les points de passage frontaliers, ainsi que la protection des investissements étrangers.

Washington tente de réduire la domination de la Chine sur les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques. Le Congo et les États-Unis ont signé un partenariat minier l’année dernière dans le cadre duquel l’entreprise américaine Virtus Minerals a repris le mineur de cuivre-cobalt Chemaf.

D’autres entreprises occidentales ont exprimé leur intérêt, y compris pour certains actifs situés dans des territoires contrôlés par des rebelles.

La RDC et le Rwanda ont signé un accord en décembre visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC.

L’accord comprend une composante économique visant à garantir que les entreprises américaines de haute technologie disposent d’un approvisionnement en minéraux stratégiques.

Les négociations se poursuivent entre les rebelles du M23 et le Congo. Cependant, les combats continuent sur plusieurs fronts à l’est.



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