La République Démocratique du Congo a reçu son premier groupe de déportés en provenance des États-Unis, marquant le début d’un nouvel accord de déportation entre les deux pays.
Quinze personnes, dont sept femmes et huit hommes originaires du Pérou et de l’Équateur, sont arrivées à Kinshasa selon le gouvernement congolais.
Les États-Unis, sous l’administration du Président Donald Trump, intensifient leur répression contre l’immigration illégale.
La RDC a accepté d’accueillir temporairement des migrants qui ne sont pas des ressortissants congolais, connus sous le nom de « déportés de pays tiers », dans le cadre de cette politique.
Le gouvernement de Kinshasa a souligné que le séjour des déportés est de courte durée seulement, et que les États-Unis financent entièrement leur accueil, leur soutien et leurs soins.
Dans un communiqué vendredi, les autorités congolaises ont déclaré que cette décision s’inscrit dans l’engagement du pays envers « la dignité humaine, la protection des droits des migrants et la solidarité internationale. » Elles ont précisé que cet arrangement n’est pas un programme de relocation permanente ni une externalisation des politiques migratoires américaines.
Les États-Unis ont déjà déporté des personnes vers d’autres nations africaines, notamment le Ghana, le Soudan du Sud et l’Eswatini, dans le cadre d’accords similaires.
L’administration Trump a décrit cette politique comme essentielle pour « mettre fin à l’immigration illégale et de masse et renforcer la sécurité des frontières américaines. »
Ce dernier développement intervient alors que les États-Unis négocient également un accord minier avec la RDC pour accéder aux vastes réserves de cobalt, de tantale, de lithium et de cuivre du pays.
Dans le même temps, Washington a aidé à faciliter des pourparlers de paix entre la RDC et les rebelles M23 soutenus par le Rwanda dans l’est du Congo.

