La République Démocratique du Congo devrait surpasser l’Éthiopie pour devenir la cinquième plus grande économie d’Afrique subsaharienne en 2026, selon le Fonds Monétaire International.
Les estimations du FMI placent le produit intérieur brut (PIB) du Congo à 123 milliards de dollars, légèrement au-dessus des 122 milliards de dollars projetés pour l’Éthiopie. L’Afrique du Sud devrait rester la plus grande économie de la région, suivie du Nigeria, de l’Angola et du Kenya.
La dynamique économique du Congo est alimentée par un boom minier et un renforcement de la devise. Le pays, un des principaux producteurs mondiaux de cobalt et une source majeure de cuivre, attire des investissements croissants en raison de la demande accrue pour les minéraux critiques utilisés dans la production de batteries et les technologies d’énergie propre.
Dans les développements récents, le Congo a levé 1,25 milliard de dollars grâce à sa première émission d’obligations internationales en dollars, signalant une confiance croissante des investisseurs. Les responsables citent des niveaux d’endettement relativement faibles et des réformes économiques en cours comme des facteurs clés soutenant les perspectives du pays.
Le franc congolais s’est considérablement apprécié au cours de l’année passée, contrairement au birr éthiopien, qui s’est affaibli après la libéralisation du taux de change en 2024. Cependant, les réformes de l’Éthiopie ont aidé à débloquer un programme de 3,4 milliards de dollars du FMI et un soutien financier plus large de la Banque Mondiale.
Malgré la perte de sa position au classement, l’Éthiopie devrait afficher une croissance plus forte, le FMI prévoyant une expansion de 9,2 % en 2026 contre 5,9 % pour le Congo. Dans toute la région, l’Afrique subsaharienne devrait croître de 4,3 %.
L’Éthiopie continue de faire face à des pressions macroéconomiques, y compris la volatilité de sa devise et des contraintes d’approvisionnement en carburant liées aux perturbations mondiales.

