Le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé un protocole d’accord en Suisse. Photo : X
19 avril 2026 Heure : 12h17
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La Mission de maintien de la paix des Nations Unies en République Démocratique du Congo (Monusco) a souligné ce dimanche le “progrès significatif” réalisé lors des négociations tenues à Montreux, en Suisse, entre le gouvernement de la RDC et les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23).
“Monusco félicite les progrès vers la signature du Protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire et encourage les parties à maintenir leur engagement afin que cet accord puisse être conclu rapidement, dans le but d’alléger la souffrance des populations civiles affectées par le conflit”, a déclaré la Mission de maintien de la paix de l’ONU.
Le dialogue s’est déroulé du 13 au 18 avril dans le cadre des pourparlers de Doha sur un Accord de paix global, signé en novembre 2025, et a été déplacé sur le territoire suisse en raison de l’instabilité engendrée par la guerre au Moyen-Orient.
Monusco a encouragé les parties à mettre en œuvre pleinement les mesures de confiance, y compris l’échange de détenus, avec le soutien du Comité International de la Croix-Rouge (CICR).
La RDC et le M23 ont convenu d’un échange de 477 prisonniers dans les dix jours, d’un mécanisme de vérification du cessez-le-feu, et de garantir l’accès humanitaire à la population civile, après cinq jours de négociations en Suisse.
Selon la Mission de maintien de la paix, le suivi du cessez-le-feu nécessitera “d’assurer que le mécanisme puisse fonctionner de manière crédible, sûre et efficace.”
Ces conditions incluent l’arrêt de l’utilisation de drones offensifs, la fin des cyberattaques et des interférences GPS.
La mission a également exigé “une pleine liberté de mouvement” pour ses Casques bleus et l’utilisation sécurisée de l’espace aérien dans les zones de conflit.
“La Mission encourage les parties à maintenir l’élan actuel, à traduire ces avancées en résultats concrets sur le terrain et à poursuivre les négociations sur les protocoles restants au profit des populations civiles affectées”, a conclu Monusco.
Depuis que les présidents congolais, Félix Tshisekedi, et rwandais, Paul Kagame, ont signé un accord de paix à Washington le 4 décembre en présence de leur homologue américain, Donald Trump, les deux parties se sont accusées mutuellement de violer le pacte.
Les rebellions dans l’est de la RDC sont en cours depuis 1998, alimentées par des groupes rebelles et l’Armée, malgré le déploiement de la Mission de maintien de la paix.

