Pascal Mulegwa
19 Avril 2026•Mise à jour: 19 Avril 2026
Le gouvernement de la République démocratique du Congo et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont conclu un accord visant à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et à libérer des prisonniers dans un délai de dix jours, selon un communiqué conjoint publié dimanche à l’issue de pourparlers organisés en Suisse.
Les discussions, tenues du 13 au 18 avril à Montreux dans le cadre du processus de Doha, ont réuni des représentants de Kinshasa et de l’AFC/M23 avec la facilitation du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, la Suisse étant le pays hôte.
Dans leur déclaration commune, les deux parties ont indiqué avoir convenu de “s’abstenir de toute action compromettant la fourniture d’une aide humanitaire” dans les zones affectées par le conflit. Elles ont également annoncé la libération de détenus dans un délai de dix jours, présentée comme une mesure destinée à “renforcer la confiance”.
Le texte souligne par ailleurs des “progrès substantiels” en vue de la conclusion d’un protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.
Les parties se sont aussi engagées à respecter leurs obligations relevant du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit des réfugiés.
Dans un communiqué séparé, la MONUSCO a salué les avancées enregistrées à Montreux et encouragé les protagonistes à conclure rapidement l’accord en négociation afin d’alléger les souffrances des populations civiles.
La mission onusienne s’est également félicitée de la signature d’un mémorandum entre les parties et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) pour l’opérationnalisation du mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (MCVE+), destiné au suivi du cessez-le-feu.
La MONUSCO a toutefois estimé que la crédibilité de ce mécanisme dépendra notamment de la fin de l’usage de drones offensifs, de l’arrêt du brouillage des signaux GPS, de la liberté de mouvement de son personnel et de la sécurisation de l’espace aérien dans l’est congolais.

