Parmi les dossiers discutés, la situation humanitaire à Minembwe, dans le Sud-Kivu, ressort. L’AFC/M23 a sollicité l’établissement d’un pont aérien pour approvisionner les populations isolées.
Selon nos sources, le groupe précise que ce dispositif ne dépendra pas de Goma. Des rotations pourraient être mises en place depuis Kindu, Lubumbashi, Kisangani ou encore Bujumbura. Cependant, la faisabilité reste à interroger. La Monusco n’est plus présente au Sud-Kivu depuis son retrait en juin 2024.
Lors de son arrivée à Goma, James Swan a souligné un préalable : la sécurité de l’espace aérien. Il a notamment mentionné le brouillage GPS des drones, rendant les vols dangereux. De son côté, l’AFC/M23 accuse Kinshasa de continuer les bombardements dans la région.
Le groupe armé estime que ces opérations doivent cesser et appelle les médiateurs de Doha et Washington, ainsi que les Nations unies, à exercer des pressions en ce sens.
Un autre point soulevé concerne le blocage sur le protocole humanitaire entre Kinshasa et l’AFC/M23, ainsi que le rôle attendu de la Monusco dans le mécanisme de suivi du cessez-le-feu.
Sur ce mécanisme, un fait illustre le retard : à l’issue des discussions de Montreux, en Suisse, les deux parties s’étaient accordées six jours pour initier les premières réunions. Ce délai est arrivé à expiration hier. Aucune rencontre n’a encore eu lieu.
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