La République Démocratique du Congo et la Zambie renforcent la position de l’Afrique sur la carte mondiale du cuivre, alors que la demande croissante pour ce métal redéfinit l’économie des minéraux.
Un rapport de Visual Capitalist place la RDC parmi les quatre premiers pays au monde en termes de réserves de cuivre, en faisant le plus grand détenteur du continent. Le pays élargit également son influence grâce à de nouvelles partenariats industriels, y compris un accord entre l’exploitant public Gécamines et Kamoto Copper Company, une opération majeure liée à Glencore Plc.
La Zambie consolide également son rôle en tant que producteur clé. Le pays vise à dépasser un million de tonnes de production de cuivre d’ici 2026 et vise à tripler sa production pour atteindre trois millions de tonnes d’ici 2031, soutenu par des efforts pour attirer les investissements internationaux.
À l’échelle mondiale, les réserves de cuivre restent fortement concentrées. Le Chili est en tête avec environ 180 millions de tonnes, presque deux fois plus que le deuxième plus grand détenteur, tandis que seuls cinq pays contrôlent plus de la moitié de l’offre connue. Les réserves mondiales totales sont estimées à environ 980 millions de tonnes.
En Afrique, la RDC et la Zambie ancrent la production le long du riche cuivre du bassin cuprifère d’Afrique centrale, positionnant la région comme essentielle à l’approvisionnement futur.
Demande mondiale croissante
Le rôle du cuivre est également en évolution. Autrefois principalement utilisé dans la construction, il est désormais essentiel pour les véhicules électriques, les systèmes d’énergie renouvelable, les réseaux électriques et l’infrastructure de l’intelligence artificielle. À mesure que l’électrification mondiale s’accélère, la demande devrait augmenter considérablement.
Pourtant, une grande partie du cuivre restant devient plus difficile et coûteuse à extraire, soulevant des inquiétudes concernant les contraintes d’approvisionnement. Ce changement place des pays comme la RDC et la Zambie au centre non seulement du secteur minier africain, mais aussi de la transition énergétique mondiale plus large.

