REPRISE DES COMBATS DANS L’EST DE LA RDC : Ce qui fait le plus défaut, c’est la confiance.



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L’encre de la signature du cessez-le-feu entre Kinshasa et l’Alliance fleuve Congo (AFC) M23 n’est même pas encore sèche que les combats reprennent en République démocratique du Congo (RDC) orientale. Dans ce contexte, il est difficile de déterminer qui a pris la responsabilité de violer la trêve obtenue à force de négociations, surtout que les deux parties s’accusent mutuellement. Cela n’a rien d’étonnant. En effet, en temps de guerre, la confiance est absente et la mauvaise foi est omniprésente. Chaque protagoniste cherche à renforcer sa position dans les négociations, poussant à ce que le rapport de forces lui soit favorable. Autrement dit, tandis que Kinshasa tente de garder le contrôle sur certaines zones stratégiques, les rebelles cherchent à avancer. Dans ces conditions, il est ardu de donner raison à un camp sans pénaliser l’autre. Cependant, une chose est certaine : la médiation qatarie a du travail devant elle ; elle s’efforce de ramener la paix dans l’est de la RDC. Ce n’est pas la volonté qui lui manque, mais elle se heurte à la duplicité des acteurs de la crise congolaise, qui s’engagent souvent à des promesses qu’ils ne tardent pas à piétiner.

À la crise sécuritaire actuelle pourrait s’ajouter une crise politique

En effet, de nombreuses trêves ont été signées et immédiatement violées, donnant l’impression que pour chaque pas vers la paix, on recule de deux. Dès lors, la question se pose de l’impact de la reprise des combats sur le processus de vérification conjointe entre Kinshasa et l’AFC-M23, qui doit commencer dans une semaine sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) et de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC). À moins que le médiateur ne s’implique davantage, ce processus, censé faciliter la signature d’un accord de paix durable entre les deux parties, risque de subir un coup sérieux. C’est dans ce contexte de tension que le débat sur une éventuelle modification de la Constitution, permettant au président Félix Tshisékédi de briguer un troisième mandat, continue d’évoluer. La majorité présidentielle a déjà pris les devants en demandant aux partis politiques, à la société civile et aux confessions religieuses de soumettre leurs propositions de réforme d’ici le 20 mai prochain, soit dans un mois. Cela signifie qu’à la crise sécuritaire en cours pourrait s’ajouter une crise politique aux conséquences incalculables, d’autant que l’opposition s’oppose ouvertement à tout changement de la Constitution. Tshisékédi franchira-t-il le pas ? Nous attendons de le voir.

B.O



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