Sure! Here’s the content translated into French:
Mr. le Président,
Je souhaite remercier l’Envoyé spécial du Secrétaire général, M. Huang Xia, et la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Mme Sima Bahous, pour leurs exposés.
La première conclusion est que les progrès diplomatiques ne se traduisent pas encore sur le terrain. Les populations continuent d’être la proie de groupes armés dans l’est de la République Démocratique du Congo, entraînant une situation humanitaire catastrophique.
Il est également clair que le rôle des femmes ne doit pas être négligé dans les efforts de paix. Parce que les femmes subissent de plein fouet ce conflit, notamment à cause de la violence sexuelle utilisée comme arme de guerre par les groupes armés. Parce que les femmes jouent un rôle déterminant dans la gestion de ses causes, que ce soit par la démobilisation des groupes armés, la réconciliation communautaire ou la stabilisation économique. Parce que la lutte contre l’impunité, la protection des droits des femmes et le soutien aux victimes sont essentiels.
Conformément à ses engagements au titre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, la France appelle à une plus grande participation des femmes dans les processus de paix et salue les efforts entrepris à cet égard, notamment dans le cadre du processus de facilitation de l’Union Africaine.
Mr. le Président,
Je souhaite souligner deux points.
Tout d’abord, nous devons continuer à soutenir les efforts des médiateurs. La France réitère son soutien plein et entier à l’engagement de l’Union Africaine, à la médiation togolaise, et aux efforts des États-Unis et du Qatar, qui facilitent actuellement une reprise des pourparlers en Suisse.
La résolution 2773, adoptée à l’unanimité par ce Conseil, fixe le cadre de ces efforts conjoints. La résolution appelle le M23 à cesser son offensive, à ce que les Forces de Défense rwandaises se retirent du territoire congolais, et appelle la RDC à neutraliser les FDLR. Le Conseil de sécurité doit veiller à ce que les parties respectent leurs obligations et engagements et les mettent en œuvre sans délai.
L’action des médiateurs fait écho aux efforts des Nations Unies. En plus de sa mission principale de protection des civils, le mandat de la MONUSCO a été élargi pour soutenir les efforts de paix et contribuer à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. La mission doit pouvoir remplir son mandat sans entrave. L’Envoyé spécial pour les Grands Lacs travaille à encourager la coopération régionale, que ce soit en ce qui concerne le rapatriement des combattants étrangers ou la gestion transparente des ressources naturelles.
Deuxièmement, la reprise des discussions doit se traduire par des engagements concrets de la part des parties concernant le cessez-le-feu et la situation humanitaire.
Nous resterons vigilants pour garantir que les parties s’engagent de bonne foi à atteindre un cessez-le-feu efficace, vérifiable et permanent, et à conclure le protocole humanitaire. Nous devons également intensifier les efforts pour relancer les vols humanitaires via l’aéroport de Goma, conformément à l’engagement pris à Paris le 30 octobre 2025, et suite au vol de la Directrice adjointe de MONUSCO, Mme Vivian van De Perre, le 12 février.
L’illusion d’une solution militaire doit céder la place à une solution politique durable. Cela nécessitera la fin de tous les discours de haine qui mettent en péril la sécurité des civils, ainsi que des avancées dans le dialogue inter-congolais. À cet égard, nous saluons les consultations initiées par l’Angola.
Mr. le Président,
Je souhaite souligner deux points clairs pour conclure : le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale congolaises est non négociable. Nous devons lutter contre l’impunité des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire afin de tenir les auteurs pour responsables. Le Conseil doit rester engagé pour soutenir les efforts de paix et tenir responsables ceux qui alimentent la déstabilisation de la région.
Je vous remercie.

