Voici la traduction en français :
Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa
À son arrivée devant la Cour de cassation, Constant Mutamba s’est présenté, entouré de deux infirmières, avec un tensiomètre encore fixé au bras.
À ses côtés comparait son coaccusé, Chancard Bukolela, ancien coordonnateur du FRIVAO, vêtu de sa tenue de détenu. Le procureur général leur reproche plusieurs détournements présumés de fonds destinés aux réparations des victimes de Kisangani.
Selon l’accusation, près de 14,3 millions de dollars avaient été versés à la société Congo Energy dans le cadre d’un marché public controversé. Le parquet évoque également quatre millions de dollars attribués à l’Institut congolais pour la conservation de la nature. Il y a aussi 200 000 dollars à l’Assemblée provinciale de la Tshopo ; plus d’un million de dollars versés à la société privée Divo SARL pour le tournage d’un documentaire. Ou encore plus de 700 000 dollars à Tropic Architecture, une autre société privée.
À la barre, Constant Mutamba a affirmé ne pas avoir été régulièrement informé de la procédure et a demandé un délai pour consulter le dossier. La Cour a accédé à cette requête.
Le dossier avait d’abord été instruit devant la cour d’appel de Kinshasa contre le seul Chancard Bukolela.
Au fil de l’enquête, le parquet a finalement mis en cause Constant Mutamba, estimé auteur moral présumé de ces détournements.
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