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L’épidémie actuelle de la maladie à virus Ebola, officiellement déclarée le 15 mai en République démocratique du Congo (RDC), se propage plus rapidement que toute autre auparavant, a déclaré jeudi le Dr Wessam Mankoula, responsable des situations d’urgence de l’Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine (UA).
« Malheureusement, le virus continue de devancer notre réponse. Il se propage plus vite que ne se déploient les moyens de contrôler la situation », a-t-il
déclaré lors d’une conférence de presse en ligne.
« Nous continuons de faire face à l’épidémie d’Ebola avec la propagation la plus rapide jamais enregistrée », a-t-il observé, « pas seulement parmi les épidémies du virus Bundibugyo, mais parmi tous les différents virus provoquant l’Ebola ». Au total, 600 décès sur 1.759 cas confirmés ont été enregistrés en RDC depuis le début de l’épidémie actuelle, a indiqué jeudi 8 juillet l’OMS dans un point de situation daté du 7 juillet, ajoutant que le bilan restait stable – deux morts pour 20 cas confirmés, en Ouganda voisin.
La RDC a connu 17 épidémies d’Ebola, mais il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour le virus Bundibugyo. L’OMS avait alerté dès le 19 mai sur « l’ampleur et la rapidité » de la propagation de l’épidémie dans l’est de la RDC.
L’ONG Médecins sans frontières (MSF) s’était quant à elle, à la mi-juin, inquiétée de « dangereuses lacunes » dans la réponse à l’épidémie « progressant
plus rapidement que la réponse ». L’épidémie de maladie à virus Ebola la plus violente de l’histoire, qui a sévi en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, a fait plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99 % en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

