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« L’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC est grave, mais nous pouvons la gérer si nous travaillons ensemble et rapidement. », a déclaré le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé. Tedros Ghebreyesus a annoncé le lancement de ce plan conjoint pour contenir l’épidémie actuelle d’Ebola et réduire le risque de propagation. « Le plan se concentre sur des domaines clés : coordination des situations d’urgence, surveillance, analyses en laboratoire, prévention et contrôle des infections, soins cliniques et mobilisation des communautés. »
Plus de 200 tonnes de matériel ont déjà été livrées dans la région, en particulier pour accélérer le dépistage. « Mais l’épidémie se propage rapidement, » déclare Jean Kaseya, directeur de l’Agence de santé africaine, Africa CDC, ajoutant que les défis sont considérables. « Le défi majeur reste l’insécurité. Je suis allé à Bunia, dans l’est de la RDC, et je voulais me rendre dans certaines zones de santé, mais on m’a dit que c’était trop dangereux. »
« L’Ituri est également une région avec une forte densité de population, poursuit-il. Les mines attirent beaucoup de monde et les populations se déplacent dans la province et la région. Cette mobilité est un facteur qui accentue la propagation de cette épidémie. L’épicentre se trouve toujours en Ituri, où 90 % des cas et 76 % des décès sont concentrés. Si l’on compare le nombre de cas et de décès aux épidémies précédentes, il s’agit de l’épidémie la plus grave à laquelle le pays ait jamais été confronté. »
À cela s’ajoute la méfiance de la population. Certains nient toujours l’existence de la maladie. L’épidémie, qui touchait trois zones de santé dans une seule province il y a trois semaines, s’est étendue à 26 zones de santé dans trois provinces.
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