L’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, dénonce des sanctions américaines « injustifiées ».


James Tasamba

02 mai 2026Mise à jour : 02 mai 2026

L’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a rejeté vendredi les sanctions imposées par les États-Unis, qu’il a qualifiées de « injustifiées et motivées politiquement », pour avoir prétendument soutenu les rebelles de l’AFC/M23 dans l’est du Congo.

En annonçant les sanctions jeudi, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Département du Trésor américain a accusé Kabila de fournir un soutien financier à l’AFC pour influencer la situation politique dans l’est du Congo et d’inciter les troupes congolaises à faire défection et à rejoindre les rangs des rebelles.

Le bureau de Kabila a qualifié ces sanctions de fondées sur des allégations qui ne sont pas étayées par des preuves concrètes, et a rejeté toute responsabilité quant aux tensions au Congo.

Kabila a été au pouvoir de 2001 à 2019. Depuis 2023, il vit en Afrique du Sud.

Début 2025, il a fait des apparitions publiques dans l’est du Congo, dans des zones contrôlées par les rebelles, et a exprimé son intérêt pour un retour au pays afin de « contribuer à trouver une solution » à la crise.

Kabila a affirmé avoir réalisé plusieurs accomplissements durant son mandat, incluant la réunification du pays, une pacification progressive et la réconciliation nationale.

Le gouvernement congolais, quant à lui, a accueilli les sanctions américaines contre Kabila, affirmant qu’il s’agissait « d’une étape importante » dans la lutte contre l’impunité et la déstabilisation de l’est du Congo.

Cependant, Kabila a menacé de recourir à la justice pour contester des sanctions qu’il a décrites comme surprenantes.

Le M23 est au centre du conflit dans l’est du Congo. Le groupe rebelle, prétendument soutenu par le Rwanda voisin, selon les Nations Unies et les pays occidentaux, contrôle un territoire significatif dans l’est du Congo, y compris les capitales provinciales de Goma et Bukavu, qui ont été saisies début 2025.

Un tribunal militaire au Congo a condamné l’an dernier Kabila à mort par contumace pour trahison et crimes de guerre.



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