L’expulsion de migrants vers la RDC soulève des interrogations.



Voici la version en français du contenu :

Ce premier groupe de migrants est arrivé vendredi dernier à Kinshasa, dans le cadre d’un accord bilatéral entre Washington et la RDC. Parmi eux figurent des ressortissants du Pérou, d’Équateur et de Colombie. Ils sont hébergés au complexe hôtelier Venus village, dans la commune de la N’Sele, à l’est de Kinshasa.

L’Organisation internationale pour les migrations a affirmé avoir été sollicitée par le gouvernement congolais afin de fournir une assistance humanitaire.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a été sollicitée pour fournir une assistance humanitaire à ces migrants<span class="copyright">Michael Nigro/Sipa USA/picture alliance</span>

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a été sollicitée pour fournir une assistance humanitaire à ces migrantsMichael Nigro/Sipa USA/picture alliance

Une opération jugée « opaque »

Alors que le gouvernement congolais a bien insisté sur le caractère temporaire du séjour de ces migrants en République démocratique du Congo, des questions demeurent en raison de l’opacité qui entoure l’opération.

Leurs avocats rappellent que la règle qui s’applique à toute personne ayant besoin d’une protection internationale est l’interdiction du retour dans son pays, où sa vie, son intégrité et ses droits sont menacés.

Alma David, l’avocate d’une Colombienne transférée à Kinshasa, a indiqué à la Deutsche Welle que dans ces conditions, sa cliente n’est pas du tout dans un endroit sûr. Elle estime que le fait de la garder dans un hôtel, dans un pays où elle n’a aucun lien, est une façon de la forcer à renoncer à sa demande de protection.

Dans tous les cas, pour cette avocate, ces déportations des migrants vers des pays tiers violent à la fois le droit américain et le droit international.

Officialisé le 5 avril par le gouvernement congolais, l'accord entre Washington et Kinshasa reste entouré de nombreuses zones d'ombre<span class="copyright">DW</span>

Officialisé le 5 avril par le gouvernement congolais, l’accord entre Washington et Kinshasa reste entouré de nombreuses zones d’ombreDW

Des questions sur ce que gagne la RDC

L’Organisation internationale pour les migrations affirme avoir été sollicitée par le gouvernement congolais afin de fournir une assistance humanitaire à ces personnes. C’est ce que souligne une source de l’OIM souhaitant rester anonyme.

« En complément d’une assistance fondée sur les besoins et sur des évaluations individuelles, l’OIM peut également proposer une aide au retour volontaire assisté aux migrants qui en font la demande, conformément à son mandat et aux cadres juridiques applicables. Tous les retours assistés par l’OIM sont strictement volontaires et reposent sur le libre consentement préalable et éclairé des personnes concernées. »

Plusieurs questions demeurent concernant la durée du séjour de ces migrants en RDC, leur nombre exact et ce que les autorités congolaises ont reçu en contrepartie de l’accueil de ces migrants. L’OIM précise qu’elle ne joue aucun rôle dans les accords bilatéraux. C’est ce qu’indique notre source.

« L’OIM se réserve le droit de limiter, de refuser ou de suspendre son implication si les normes minimales de protection ne peuvent être garanties. Les questions relatives aux termes ou au champ d’application de tout accord bilatéral doivent être adressées aux autorités gouvernementales compétentes. »

La RDC n’est pas le premier pays africain à accueillir des migrants expulsés des États-Unis. Parmi les autres pays ayant accepté ce partenariat figurent le Ghana, le Cameroun, l’Ouganda, l’Etswatini et le Rwanda.



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