Le conducteur de CARE, Egide Kasereka, a failli abandonner une mission d’approvisionnement lorsque son véhicule s’est partiellement enfoncé le long des rives du lac Tanganyika à Fizi, au Sud-Kivu. Des scènes comme celle-ci illustrent les défis physiques auxquels les équipes logistiques de CARE sont régulièrement confrontées pour maintenir les livraisons humanitaires à travers un terrain difficile et souvent imprévisible.
Alors qu’il tentait de sortir le camion de l’eau, il a heurté un gros rocher, le forçant à agir rapidement et à manœuvrer le véhicule sans subir de dommages significatifs.
« Comme le véhicule fonctionnait en mode quatre roues motrices, j’ai soigneusement appliqué une puissance moteur contrôlée tout en maintenant le moteur au ralenti. Cela a permis au véhicule de générer suffisamment de force pour repousser l’eau tout en empêchant l’eau de pénétrer dans le système d’échappement, car le tuyau d’échappement était déjà sous l’eau. Maintenir le moteur au ralenti était essentiel, car cela empêchait l’eau de refluer dans l’échappement. J’ai continué ces manœuvres précises pour diriger le véhicule loin du gros rocher et le libérer en toute sécurité de l’eau », a expliqué Egide.
Egide a pu continuer, mais plus les communautés attendent de soutien, plus l’épidémie devient difficile à contenir. CARE appelle à une augmentation significative et immédiate du soutien financier et technique à la réponse humanitaire en RDC. Les gens ont un besoin urgent d’équipements de protection et d’informations potentiellement salvatrices sur la maladie pour aider à stopper la propagation.
Jeannot et Egide ont aidé CARE à rétablir et à maintenir sa présence dans les communautés à risque d’Ebola. Ils doivent rester vigilants, créatifs et déterminés alors qu’ils naviguent sur des routes boueuses, inondées et semées d’obstacles pour livrer des fournitures essentielles. Une fois arrivés, leurs relations avec les résidents aident à rétablir la confiance et à promouvoir des pratiques de prévention, y compris le lavage des mains et le partage d’informations sanitaires précises.
Jeannot partage comment certaines communautés réagissent lorsque les équipes de CARE arrivent et ce qui lui donne de l’espoir.

