Plus de 100 décès enregistrés lors d’une nouvelle vague.


L’épidémie d’Ebola au Congo a entraîné plus de 100 décès alors que les cas augmentent, créant des défis pour les autorités sanitaires locales.

Les autorités de la République Démocratique du Congo ont confirmé qu’au moins 100 personnes sont mortes à la suite d’une épidémie d’Ebola, à peine un mois après sa déclaration dans l’est du pays. Au 7 juin, l’épidémie, principalement dans la province de l’Ituri, a entraîné 550 cas confirmés et 19 guérisons.

La crise est exacerbée par le scepticisme local envers les travailleurs de la santé, les attaques contre le personnel médical et les conflits armés en cours qui entravent les efforts de réponse. La situation a atteint un niveau où plus de 90 % des cas sont concentrés dans l’Ituri, avec des rapports également émergeant des provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que de l’autre côté de la frontière en Ouganda.

Les responsables de la santé estiment que le nombre réel de cas pourrait être encore plus élevé, l’attribuant à une confirmation tardive de l’épidémie et à l’absence de vaccin ou de traitement approuvé pour la souche s’appelle Bundibugyo du virus Ebola. Contrairement à la souche Zaire, plus courante et responsable des épidémies précédentes, le virus Bundibugyo pose des défis uniques.

L’augmentation des cas signalés est en partie due à l’amélioration des capacités de diagnostic, qui ont permis de tester un arriéré d’échantillons. Cependant, les travailleurs de première ligne font face à des défis significatifs car ils sont souvent mal rémunérés et souffrent d’un repos insuffisant. Ils ont également signalé des incidents de violence de la part de la communauté, rendant difficile l’accès à certaines zones, en particulier celles impliquées dans des conflits armés en cours.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’instabilité dans l’est du Congo, qui a connu des violences continues de la part de diverses factions rebelles et militantes, a encore contraint les efforts de confinement. L’OMS a souligné l’importance de la collaboration avec les leaders locaux et les communautés pour une réponse efficace.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a salué la réponse de l’Ouganda à l’épidémie, notant que le pays a mis en place des contrôles aux frontières et des systèmes de gestion de la santé robustes. Cependant, il a également appelé l’Ouganda à reconsidérer sa fermeture des frontières avec la RDC afin de faciliter de meilleures stratégies de réponse et d’alléger les tensions économiques.

L’épidémie met en lumière non seulement des préoccupations sanitaires, mais également le risque d’aggraver l’insécurité alimentaire dans la région, qui est déjà confrontée à des crises humanitaires graves. Alors que le nombre de cas continue d’augmenter, les réponses locales et internationales seront cruciales pour contrôler cette maladie mortelle.



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