L’organisation affirme qu’il faut tracer et suivre au moins 90 % des contacts pour contrôler efficacement la propagation du virus.
Les efforts sont compliqués par l’insécurité dans l’est de la République Démocratique du Congo, où des groupes armés opèrent sur de vastes zones et rendent l’accès difficile aux agents de santé.
Les autorités doivent également faire face à la méfiance de certaines communautés.
Cette semaine, une équipe de enterrement liée à Ebola aurait été attaquée dans la province du Sud-Kivu, obligeant les intervenants à abandonner un cercueil. De tels incidents suscitent des craintes de transmission supplémentaire, car les pratiques funéraires traditionnelles impliquent souvent un contact direct avec les corps des défunts.
Ebola se propage par contact avec des fluides corporels infectés.
Souche rare, pas de vaccin approuvé
La flambée actuelle est causée par la souche de Bundibugyo d’Ebola, un variant relativement rare qui n’a été enregistré que deux fois auparavant.
Contrairement à certaines autres formes du virus, il n’existe actuellement aucun vaccin approuvé ni traitement prouvé spécifiquement ciblant cette souche, bien que des efforts de recherche soient en cours.
L’épidémie est concentrée dans trois provinces de l’est de la République Démocratique du Congo, une vaste région souvent reculée, affectée par le conflit et une infrastructure médiocre.
Malgré les préoccupations, Tedros a déclaré ne pas s’attendre à ce que le virus se propage mondialement à l’échelle de la Covid-19, car Ebola n’est pas aéroporté.
L’OMS évalue actuellement le risque comme très élevé au sein de la République Démocratique du Congo, élevé au niveau de la région plus large, et faible à l’échelle mondiale.
Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont averti que, sans interventions de santé publique solides, l’épidémie pourrait potentiellement rivaliser avec l’ampleur de l’épidémie en Afrique de l’Ouest de 2014-2016.
Les États-Unis ont annoncé une aide supplémentaire de 38 millions USD pour les efforts de réponse à Ebola, portant leur soutien direct à l’épidémie à plus de 200 millions USD.

