Sure! Here’s the content rewritten in French:
Ouverts le lundi 27 avril dernier, les états généraux des postes et télécommunications (EGPT) se clôtureront ce mercredi 29 avril au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale. Pendant ces trois jours, les participants ont assisté à cinq panels distincts dont les thèmes étaient : Relance, modernisation, cadre légal et réglementaire du secteur postal ; Cadre légal et réglementaire des télécoms (insécurité juridique et judiciaire) ; Infrastructures et connectivité ; Climat des affaires et fiscalité ; Inclusion numérique et financière.
Dès l’ouverture de ces assises, parrainées par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, ce dernier a exprimé sans ambiguïté ses attentes à leur issue. Selon lui, il s’agit d’un moment important qui traduit la volonté de la République de considérer avec lucidité l’état réel d’un secteur stratégique, afin de le transformer en levier de transformation économique, d’intégration territoriale et de souveraineté nationale, à travers des réformes et une relance structurelle réelle sans complaisance.
« Dans un pays-continent comme le nôtre, relier les territoires, connecter les provinces, désenclaver les zones rurales et rapprocher les citoyens des services essentiels est une exigence de cohésion nationale. Cependant, une grande partie de nos 145 territoires reste encore peu ou mal desservie ; le réseau de fibre demeure insuffisant, les interconnexions provinciales sont limitées, et la dépendance à l’internet mobile reste très forte », a diagnostiqué Tshisekedi, tout en reconnaissant que l’essor du marché mobile dans notre pays confirme que la demande est réelle et que le potentiel reste considérable.
« J’attends de vos travaux trois résultats clairs : d’abord, un diagnostic complet, lucide et sans complaisance de notre écosystème postal et télécom ; ensuite, une feuille de route opérationnelle, réaliste et mesurable, distinguant les priorités de court, moyen et long terme ; enfin, la mise en place d’un cadre permanent de concertation, de coordination et de régulation, capable d’assurer la cohérence des réformes et le suivi des engagements », a ainsi demandé Félix Tshisekedi aux participants, en énumérant plusieurs chantiers prioritaires. Primo, c’est l’extension des infrastructures pour garantir une connectivité plus équitable sur l’ensemble du territoire national. Cela passe, selon lui, par l’accélération du déploiement de la fibre, le renforcement du backbone national, les interconnexions provinciales, les boucles métropolitaines, mais également par l’utilisation de solutions satellitaires et hybrides pour atteindre plus rapidement les zones enclavées.
Sekondo, c’est la modernisation du cadre légal, réglementaire et fiscal. Tshisekedi estime que le secteur ne peut pas se développer durablement dans l’incertitude, la dispersion des normes ou une fiscalité inadaptée. Pour lui, un environnement plus lisible, cohérent, attractif pour les investissements et protecteur de l’intérêt général est nécessaire.
Tertio, c’est la qualité de service et la protection des usagers. Ici, le président de la République considère que la croissance du marché n’a de sens que si elle s’accompagne d’une amélioration claire de l’accessibilité, de la qualité, de la fiabilité et du coût des services.
Quarto, c’est l’inclusion numérique et financière. « Les télécommunications ne doivent pas seulement connecter des centres urbains déjà relativement desservis. Elles doivent également ouvrir des opportunités nouvelles dans les territoires, pour les populations rurales, les jeunes, les femmes, les petits entrepreneurs, et pour tous ceux qui sont encore éloignés du numérique », recommande le président de la République.
Quinto, c’est l’éducation numérique et le développement du capital humain. Pour Tshisekedi, il ne suffit pas de connecter le territoire ; il faut aussi préparer les femmes et les hommes appelés à vivre, à apprendre, à travailler et à entreprendre dans cet environnement nouveau.
Et sixto, c’est la souveraineté technologique et la sécurité numérique qui doit permettre à la République Démocratique du Congo de mieux protéger ses données, ses réseaux, ses administrations, ses infrastructures critiques et ses citoyens.
En bref, pour Tshisekedi, « aucun État sérieux ne peut négliger l’architecture de ses communications, la maîtrise de ses réseaux et la sécurisation de ses infrastructures critiques ».


