Des rebelles présumés de l’ADF ont tué plus de 80 personnes le mois dernier dans l’est de la République démocratique du Congo.


James Tasamba

25 avril 2026Mise à jour : 25 avril 2026

Des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué au moins 87 civils lors de plusieurs attaques dans des villages de la province de l’Ituri en République Démocratique du Congo en mars, a déclaré vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Les attaques dans le territoire de Mambasa ont principalement touché les zones de santé de Nia-nia et Lolwa, indique OCHA dans un rapport mensuel.

Au-delà des pertes humaines, ces attaques ont contraint plus de 60 000 personnes à se déplacer vers d’autres localités jugées sûres dans le territoire de Mambasa, ainsi que vers la province voisine du Tshopo.

Les secteurs de l’éducation et de la santé ont également été affectés, avec la fermeture de 23 écoles, impactant la scolarité de plus de 5 400 enfants, selon le rapport.

“Neuf établissements de santé ont également fermé leurs portes, privant plus de 55 000 personnes d’accès aux soins,” a-t-il ajouté.

Les forces militaires ont indiqué que des mesures de sécurité ont été mises en place, facilitant le sauvetage d’environ 200 otages lors d’opérations militaires menées par les troupes congolaises et ougandaises début avril.

Le mois dernier, l’armée congolaise a déclaré que quatre bastions des ADF, y compris leur quartier général situé dans le territoire de Mambasa à 165 kilomètres (102 miles) de Bunia, la capitale de la province de l’Ituri, au nord-est du Congo, avaient été détruits par les forces de la coalition.

Elle a annoncé que quatre officiers des ADF avaient été tués lors d’une offensive, y compris le médecin privé du leader du groupe, Moussa Bakulu.

Le groupe rebelle, actif dans l’est du Congo depuis des années, est affilié à l’organisation militante ISIS (Daesh).

Depuis 2021, les forces ougandaises et congolaises mènent des opérations conjointes contre les rebelles ADF.

Depuis près de trois décennies, l’est du Congo lutte contre l’insécurité causée par plusieurs groupes armés, avec des milliers de personnes vivant dans des camps dans les deux provinces les plus touchées par le conflit, le Nord-Kivu et l’Ituri.



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