Une foule en délire a rempli le stade de Kintélé jeudi lors de la prise de fonction de Denis Sassou N’Guesso, confirmant un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la République du Congo.
La cérémonie s’est tenue juste en dehors de Brazzaville, soulignant l’importance d’une présidence qui a façonné le paysage politique du pays pendant des décennies. Sa dernière victoire en mars a été obtenue avec 94,8 % des voix, un résultat qui renforce son emprise sur le pouvoir après plus de quarante ans à la tête de cette nation pétrolière d’Afrique centrale, où il a affronté six concurrents peu connus.
Lors de son discours devant la foule, Sassou N’Guesso, selon le rapport de l’AP, a promis fidélité à sa base, déclarant qu’il ne trahirait pas « le peuple qui s’est mobilisé pour lui rendre hommage et réaffirmer son soutien. »
Au-delà de la cérémonie, le pays fait face à une pression économique croissante. Les données de la Banque mondiale indiquent un ratio dette/PIB en hausse, un indicateur clé comparant la dette nationale à la production économique, ainsi qu’un chômage des jeunes en forte augmentation, qui continue de mettre à l’épreuve la résilience de l’économie.
Dans le paysage politique africain plus large, Sassou N’Guesso reste l’une des figures les plus durables du pouvoir sur le continent. Seuls Paul Biya du Cameroun et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale ont exercé leurs fonctions plus longtemps. Son maintien au pouvoir remonte à un référendum de 2015 qui a abrogé les limites d’âge et de mandat, ouvrant la voie à son règne prolongé.

