Le gouvernement de la RDC donne un ultimatum de 30 jours contre les travailleurs étrangers illégaux – Taarifa Rwanda.


Tout étranger travaillant sans papiers appropriés en République Démocratique du Congo risque une arrestation immédiate suivie d’une expulsion du pays, a appris de manière fiable le bureau d’enquête Taarifa.

« Un délai strict de trente (30) jours calendaires à compter de la publication de ce communiqué de presse est accordé aux employeurs pour régulariser entièrement le statut administratif de leur personnel expatrié », indique en partie le communiqué émis par le Ministère de l’Emploi et du Travail.

Il avertit les employeurs que le non-respect des directives entraînera des sanctions pouvant inclure la suspension des activités et le renvoi devant un tribunal compétent.

Le ministère a précisé que les directives font partie d’une politique nationale de souveraineté économique et de protection du marché de l’emploi congolais.

« Par conséquent, aucune forme de fraude, de substitution abusive de main-d’œuvre ou de marginalisation des compétences nationales ne sera tolérée », avertit le ministère.

Ferdinand Massamba Wa Massamba, le ministre du Travail, a déclaré que le gouvernement a pris des mesures « fermes » et « immédiates » pour mettre fin aux pratiques illégales liées à l’utilisation abusive de la main-d’œuvre étrangère.

« Tout recrutement d’un travailleur étranger sans autorisation préalable constitue une infraction administrative grave conformément aux dispositions de la loi », a déclaré Massamba Wa Massamba.

Selon l’Arrêté ministériel n° 075/CAB/MIN.ET/FMM/RK/10/2025 du 9/10/2025, l’occupation par des étrangers de postes réservés aux nationaux est formellement interdite et expose les contrevenants à des sanctions, conformément aux dispositions de l’Arrêté départemental n° 86/001 du 31 mars 1986.

Judith Suminwa, la Première ministre, a déclaré que toute irrégularité sera soumise à des mesures immédiates, y compris l’expulsion administrative des travailleurs concernés, en collaboration avec les services compétents, ainsi que la suspension partielle ou totale des activités des entreprises contrevenantes.

Selon le procès-verbal de la réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 3 avril, le Président Félix Tshisekedi a ordonné un audit du secteur de placement de travail local.

Il a été découvert que 625 agences de placement privées (APP) ont été identifiées, dont 223 fonctionnent légalement, tandis que 402 opèrent illégalement.

Le Conseil des ministres a proposé et adopté un moratoire de 30 jours pour faciliter le transfert des contrats de travail vers des entreprises respectant la législation, afin de garantir la continuité de l’emploi et le soutien aux travailleurs concernés.

Ils ont également adopté une mesure pour fermer les 402 services de placement privés qui opèrent illégalement, après l’expiration d’un moratoire final de 30 jours.



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