L’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo est désormais la deuxième plus meurtrière de l’histoire.


patient ebola
Banque mondiale, Vincent Tremeau / Flickr cc

L’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) entre dans son troisième mois, faisant d’elle la deuxième plus mortelle de l’histoire et la plus grande épidémie d’Ebola jamais enregistrée en RDC. À la date d’hier, les responsables de la RDC ont signalé 3 695 cas et 1 623 décès. 

L’épidémie la plus mortelle de l’histoire reste celle de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016, qui a entraîné plus de 11 000 décès. L’épidémie actuelle est causée par une souche du virus Ebola, Bundibugyo, qui n’a provoqué que trois épidémies dans l’histoire et pour laquelle il n’existe ni traitements ciblés ni vaccins. 

Dans un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’agence indique que l’épidémie s’intensifie, et que le taux de létalité brut (CFR) est maintenant de 44%. Les taux de transmission augmentent, et lors de la dernière semaine de juillet, le nombre hebdomadaire le plus élevé de cas signalés (567) et de décès (296) à ce jour a été enregistré, a déclaré l’OMS. Il y a eu 151 cas parmi les travailleurs de la santé, dont 44 décès (CFR 29%).

L’épidémie affecte les taux de mortalité maternelle 

Ituri reste la province la plus touchée, représentant 88% de tous les cas confirmés et 82,6% des décès signalés à l’échelle nationale. Environ 75,5% des contacts de cas sont sous suivi actif en Ituri. 

« Il est nécessaire d’intensifier considérablement les activités de réponse pour devancer l’épidémie », a averti l’OMS. 

Aujourd’hui, l’Associated Press a rapporté une augmentation du taux de mortalité maternelle dans les régions touchées par l’épidémie, car les femmes évitent les soins prénatals et les accouchements assistés par des professionnels de la santé de peur de contracter l’Ebola dans les centres médicaux. 

Noemi Dalmonte, représentante adjointe du Fonds des Nations Unies pour la population en RDC, a déclaré à l’AP qu’en moyenne six femmes par semaine mouraient en raison de complications liées à l’accouchement, le double de la moyenne de l’année dernière. 



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