Le gouvernement de la République Démocratique du Congo prévoit d’augmenter les recettes de l’État à 18 milliards USD d’ici 2027, contre une prévision de 15,3 milliards USD en 2026. Cet objectif a été annoncé le 29 juillet 2026 à Kinshasa, lors de l’ouverture des conférences budgétaires consacrées à la préparation du projet de loi de finances pour 2027.
En lançant ces travaux, le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a déclaré que cette nouvelle augmentation visait à renforcer la mobilisation des recettes publiques. L’exécutif souhaite faire passer la pression fiscale de 12,5 % en 2026 à 14 % en 2027, avant d’atteindre une moyenne de 15 % entre 2028 et 2030. D’ici 2035, le gouvernement espère dépasser 17 % de pression fiscale et mobiliser 40 milliards de dollars de recettes courantes.
« Les recettes courantes devraient passer de 15,3 milliards USD en 2026 à 18 milliards USD en 2027, puis à 21 milliards USD en 2028. Nous croyons qu’en 2035, nous pourrions atteindre 40 milliards USD », a déclaré le Vice-Premier ministre du Budget.
Le gouvernement compte particulièrement sur une meilleure mobilisation des recettes minières, le renforcement de la traçabilité des flux financiers, ainsi qu’un suivi plus rigoureux de l’équilibre budgétaire hors ressources naturelles. Le ministre a également réaffirmé l’engagement de l’exécutif à soumettre le projet de loi de finances pour 2027 à l’Assemblée nationale dans les délais fixés par la Constitution.
Prévue sur une durée de dix jours, les conférences budgétaires rassemblent des membres du gouvernement, des responsables d’institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des experts des administrations concernées. Ces travaux visent à définir les grandes orientations du budget de l’État pour l’exercice fiscal 2027.
Pour rappel, le Sénat a adopté, le 22 juillet 2026, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, après harmonisation avec l’Assemblée nationale. Le budget central du gouvernement a été réduit à 50 886,3 milliards de francs congolais, contre 54 335,8 milliards initialement prévus dans la loi de finances initiale, représentant une réduction de 6,4 %.

