La Chine met en place un blocage temporaire contre tous les voyageurs entrant dans le pays en provenance de la République Démocratique du Congo.
Pékin, selon des rapports, a commencé à appliquer une surveillance sanitaire obligatoire de 21 jours pour tous les voyageurs arrivant de la République Démocratique du Congo (RDC), invoquant des préoccupations croissantes concernant l’épidémie en cours de virus Ebola.
L’ambassade de Chine à Kinshasa a confirmé les mesures prises par son pays, affirmant qu’elles sont conformes aux directives émises par le Centre de contrôle et de prévention des maladies de Chine (CDC).
Par conséquent, tous les voyageurs arrivant en Chine en provenance de la RDC seront soumis à une surveillance pendant toute la période d’incubation de trois semaines du virus dès leur arrivée.
Ces mesures prises signalent la posture de précaution de Pékin alors que la RDC continue de lutter contre la nouvelle souche de l’une des fièvres hémorragiques les plus dangereuses au monde.
Cependant, jusqu’à présent, seule la République Démocratique du Congo et l’Ouganda ont signalé des cas d’infections à Ebola.
Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a récemment effectué une visite officielle à Kinshasa, la capitale de la RDC.
“Je suis ici pour renforcer la réponse dirigée par le gouvernement dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola,” a déclaré Dr Adhanom Ghebreyesus à son arrivée dans la capitale de la RDC.
Le Directeur général de l’OMS a atterri à Kinshasa jeudi soir, le 28 mai, pour soutenir la réponse de la RDC à la nouvelle épidémie d’Ebola, qui est liée à la souche de Bundibugyo.
L’épidémie affecte actuellement la Province Orientale du Congo, avec le district de l’Ituri cité comme le point chaud de la maladie.
La délégation de l’OMS en RDC s’est concentrée sur le renforcement des efforts nationaux en s’engageant avec les équipes de réponse de première ligne, les partenaires et les communautés touchées.
Plus tard, le président de l’OMS, Dr Tedros, a évalué les besoins opérationnels nécessaires pour améliorer la coordination des interventions et mobiliser un soutien supplémentaire pour aider à contenir l’épidémie.
Son itinéraire comprenait également un voyage à Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri, où l’épidémie a commencé.
Avant son arrivée, il a exprimé sa solidarité avec les habitants de la région, leur assurant qu’ils ne sont pas seuls et réaffirmant l’engagement de l’Organisation mondiale de la santé à les soutenir pour surmonter cette crise.

