L’ONU se réjouit des avancées des négociations entre la RDC et le M23.


La MONUSCO, la mission de maintien de la paix de l’ONU en République Démocratique du Congo, a salué des avancées après que Kinshasa et les rebelles du M23 aient convenu de faciliter la livraison d’aide humanitaire et de libérer des prisonniers dans un délai de 10 jours, à l’issue de pourparlers la semaine dernière en Suisse.

« La RDC et l’AFC/M23 (les parties) ont convenu de l’importance cruciale d’assurer une aide humanitaire vitale pour les populations de l’est de la RDC, » indique un communiqué publié dimanche par les deux parties – médiateurs et autres participants.

Les parties ont convenu de « faciliter un accès humanitaire rapide, sans entrave, sûr et soutenu, » et de libérer des prisonniers dans un délai de 10 jours dans le cadre des efforts « pour continuer à bâtir la confiance ».

Cette déclaration fait suite à cinq jours de pourparlers en Suisse la semaine dernière, médiés par le Qatar, alors que les médiateurs œuvrent à résoudre un conflit de longue durée qui perdure malgré une série d’accords de paix.

Protection des civils « primordiale »

Les deux parties « ont convenu de respecter toutes leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés, selon les cas ».

Elles se sont également engagées à s’abstenir de toute action qui compromettrait la livraison de l’aide humanitaire dans les territoires touchés par le conflit et ont déclaré que garantir la protection des civils « reste primordiale pendant la conduite des hostilités ».

Ils se sont engagés à protéger les travailleurs humanitaires, à faciliter les convois d’aide et à « faire tout leur possible » pour éviter que l’aide ne soit détournée ou pillée.

La MONUSCO, qui a assisté aux pourparlers en tant qu’observateur, a déclaré qu’elle saluait les progrès réalisés et était encouragée par les engagements visant à permettre une livraison d’aide humanitaire « rapide, sûre, durable et sans entrave ».

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Suivi du cessez-le-feu

La RDC et le M23 ont également signé un mémorandum d’entente pour établir un organe de suivi du cessez-le-feu afin de suivre les développements humanitaires et sécuritaires et de surveiller d’éventuelles violations du cessez-le-feu.

Le mécanisme comprendra trois responsables du gouvernement de la RDC et trois représentants du groupe armé, avec le soutien de la MONUSCO.

La MONUSCO a déclaré qu’elle était prête à fournir un soutien logistique et technique pour le suivi du cessez-le-feu, soulignant certaines conditions préalables, notamment la fin de l’utilisation de drones offensifs et du brouillage GPS, ainsi que des garanties que les aéroports et l’espace aérien puissent être utilisés en toute sécurité.

Cependant, plusieurs points de désaccord demeurent entre les deux parties, notamment la demande du M23 que les peines de mort prononcées contre certains de ses membres soient levées et que les banques réouvrent dans les zones sous son contrôle.

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Accord de paix fragile

Depuis 2021, le M23, soutenu par le Rwanda, a conquis des territoires dans l’est de la République Démocratique du Congo – une région ravagée par plus de 30 ans de conflit.

Kinshasa et le M23 ont signé un accord de paix négocié par les États-Unis en décembre dernier, mais les combats ont continué.

Le M23 a réalisé des avancées au début de 2025, capturant les grandes villes de l’est Goma et Bukavu.

Des jours après la signature de l’accord de paix, le groupe armé a conquis une autre grande ville, Uvira, à la frontière du Burundi, provoquant une réaction en colère des États-Unis.

Les pourparlers de Montreux ont rassemblé des représentants du gouvernement de la RDC et du M23 ainsi que de son bras politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Ils ont été rejoints par des représentants du Qatar, des États-Unis, de la Suisse, de la commission de l’Union Africaine, et du Togo en tant que médiateur de l’UA.

« Les parties s’engagent à maintenir l’élan dans le processus de paix, » indique le communiqué.

(avec des agences de presse)



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