Premier groupe de déportés américains arrive en République Démocratique du Congo | Afrique News


Le premier groupe de déportés en provenance des États-Unis est arrivé dans la capitale de la République Démocratique du Congo grâce à un nouvel accord bilatéral, selon des sources gouvernementales et aéroportuaires.

Quinze personnes — sept femmes et huit hommes, principalement des migrants latino-américains venant de Colombie, du Pérou et de l’Équateur — ont atterri à l’aéroport international Ndjili après un vol d’environ 26 heures via Dakar et Accra. L’avion provenait d’Alexandria, en Louisiane. Un avocat en contact avec le groupe a décrit le voyage comme épuisant.

Les responsables congolais ont déclaré qu’un hébergement temporaire avait été organisé à Kinshasa pendant que des plans d’intégration à plus long terme sont finalisés. Cette arrivée marque la première mise en œuvre d’un accord bilatéral signé le 5 avril, selon lequel la RDC a accepté d’accueillir des ressortissants non congolais déportés des États-Unis. Cet arrangement est décrit comme temporaire, les États-Unis prenant en charge les coûts logistiques et techniques.

La RDC devient ainsi le dernier pays africain à participer au programme de déportation vers des pays tiers des États-Unis. Des accords similaires ont été conclus avec d’autres pays du continent. Ce geste coïncide avec des efforts diplomatiques plus larges entre Washington et Kinshasa concernant la paix en Afrique de l’Est et la coopération minière, en particulier autour de ressources critiques comme le cobalt.

Aucun détail immédiat n’a été communiqué concernant le nombre total de déportés attendus dans le cadre de cet accord, bien que des sources indiquent que d’autres vols pourraient suivre dans les semaines à venir. Des installations près de la capitale ont été préparées pour accueillir les arrivées, et le gouvernement a souligné que le programme ne coûte rien aux contribuables congolais.

Les groupes de droits de l’homme et les experts en migration ont exprimé des inquiétudes concernant la capacité des pays hôtes à gérer des afflux soudains et à garantir la dignité et l’intégration. Pour les déportés — dont beaucoup faisaient face à des ordres de tribunaux américains interdisant leur retour dans leurs pays d’origine — la RDC ne représente ni un point de départ ni une destination finale, mais seulement le prochain chapitre incertain. Les autorités locales affirment qu’un hébergement à court terme sera fourni pendant que des solutions à long terme seront explorées.

L’accord s’inscrit dans une stratégie plus large de répression de l’immigration des États-Unis sous l’administration actuelle. Il reflète également l’intérêt de Kinshasa à renforcer ses liens avec Washington dans le cadre de discussions régionales en cours sur la sécurité et l’économie. Cependant, les critiques remettent en question la pertinence d’utiliser des nations touchées par des conflits comme destinations de pays tiers et s’inquiètent de la pression potentielle sur des services publics déjà limités.

Les responsables congolais ont souligné que le programme est temporaire et limité dans son périmètre. La coordination entre les autorités américaines et congolaises se poursuit, en mettant l’accent sur un traitement ordonné. Les sources aéroportuaires ont confirmé que le premier vol est arrivé discrètement aux premières heures, avec des procédures d’immigration standard suivies.

Cette évolution met en lumière la façon dont les politiques migratoires s’entrecroisent de plus en plus avec la diplomatie et les intérêts en matière de ressources en Afrique Centrale. Alors que davantage d’arrivées sont anticipées, l’attention se tournera vers la manière dont la RDC gère l’accueil, le soutien et les résultats éventuels pour les déportés. Pour l’instant, l’arrivée de ce premier groupe ouvre un nouveau chapitre encore non testé dans les relations migratoires entre les États-Unis et l’Afrique.



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