15 migrants expulsés des États-Unis arrivent en République démocratique du Congo • Channels Television


Les arrivées à Kinshasa durant la nuit de jeudi à vendredi sont les premières à atterrir en République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de l’accord concernant les migrants expulsés des États-Unis. La RDC est la dernière nation africaine à accepter ces migrants. Depuis que le président Donald Trump est retourné à la Maison Blanche l’année dernière, son administration a négocié plusieurs accords d’expulsion malgré de vives critiques de la part des groupes de défense des droits.

Les pays acceptant les déportés donnent généralement peu de détails sur leur sort.

Ils ne sont souvent pas originaires de ces pays.

Washington a précédemment envoyé des étrangers en Guinée Équatoriale, au Ghana, au Rwanda, au Soudan du Sud, au Cameroun et à Eswatini.

La RDC a demandé à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) de l’aider avec les migrants, a indiqué l’agence de l’ONU.

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“L’OIM a été sollicitée par le gouvernement de la RDC pour fournir une aide humanitaire à 15 migrants expulsés par les États-Unis vers la RDC le 17 avril,” a déclaré un porte-parole de l’agence à l’AFP, sans fournir de détails sur les nationalités des migrants.

“En plus d’offrir une assistance en fonction des besoins et des évaluations spécifiques, l’OIM pourrait également proposer un retour volontaire assisté à ceux des migrants qui en font la demande, conformément à son mandat et aux cadres juridiques applicables.”

Sept femmes et huit hommes sont arrivés par un vol en provenance des États-Unis, qui a atterri juste avant minuit à l’aéroport Ndjili de la capitale, a déclaré une source proche de la présidence congolaise.

Ils sont originaires du Pérou et de l’Équateur, selon la source.

D’autres migrants expulsés par les États-Unis devraient bientôt arriver à Kinshasa, par groupes d’environ 50 par mois, ont indiqué des sources proches du dossier.

Le nombre total prévu pour être accueilli par la RDC est actuellement inconnu.

L’accord négocié entre Washington et plusieurs pays africains vise à expulser rapidement les migrants du sol américain, avant de les renvoyer dans leurs pays d’origine, a déclaré l’une des sources.

L’accord avec la RDC fait suite à un arrangement ouvrant la voie à Washington pour accéder aux riches ressources minérales du pays, cruciales pour l’industrie électronique.

Les États-Unis ont en retour facilité des discussions visant à mettre fin à des années de conflit dans l’est de la RDC, bien que les efforts n’aient pas encore réussi à stopper les combats sur le terrain.

Contactées par l’AFP, les autorités congolaises n’ont jusqu’à présent pas confirmé l’arrivée des premiers migrants étrangers.

 

‘Accords Opaciés’

En RDC, l’annonce de l’accord d’immigration “est venue comme une surprise” car elle a été traitée avec peu de transparence, a déclaré Albert Malukisa, directeur de recherche au think tank congolais Ebuteli.

“Qu’est-ce que la RDC gagne financièrement en retour ? Cela n’est pas clair.”

Cependant, il a déclaré que Kinshasa se positionnait en tant que “partenaire modèle” pour continuer à bénéficier du soutien américain.

Début avril, le ministère congolais de la communication a annoncé le lancement d’un “système de réception temporaire pour les ressortissants de pays tiers couverts par les arrangements migratoires américains”.

Il a précisé que le Trésor congolais ne supporterait aucun coût financier, car le soutien logistique et technique serait fourni par le gouvernement américain.

Les autorités ont également indiqué que des préparatifs avaient été réalisés pour les installations d’accueil et la supervision. Plusieurs sites possibles ont été envisagés, selon une source proche du dossier, mais aucun détail n’a été divulgé.

Vendredi, des policiers étaient stationnés à l’extérieur de l’un des sites mentionnés, à quelques kilomètres de l’aéroport de Kinshasa, a rapporté un journaliste de l’AFP.

La plupart des résidents de Kinshasa, une ville de plus de 17 millions d’habitants, n’ont pas accès à l’eau courante ou à l’électricité et près de trois quarts des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Human Rights Watch a déclaré en septembre que les déportations américaines effectuées dans le cadre de tels “accords opaciés” violent le droit international et devraient être rejetées.

AFP



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