RDC : Marie Nyange Ndambo annonce des progrès dans les réformes visant à renforcer le rôle stratégique du pays dans la gestion des ressources forestières.



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La République démocratique du Congo continue de mettre en œuvre des réformes dans le secteur de l’environnement et de la gestion durable des forêts. La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a fait le point sur les actions entreprises par le gouvernement, soulignant la création de nouveaux cadres stratégiques visant à renforcer la gouvernance forestière.

Lors d’une intervention le mardi 7 juillet 2026, lors d’un briefing de presse consacré aux réformes en cours dans son secteur, la ministre a rappelé que la protection de l’environnement est une priorité inscrite dans la vision du chef de l’État.

« Le Président de la République place l’environnement au premier plan car nous sommes un pays riche en forêts et il est essentiel de préserver notre environnement tout en luttant contre la pauvreté dans les zones forestières », a déclaré Marie Nyange Ndambo.

Selon elle, cette orientation guide l’action du gouvernement, avec l’objectif d’harmoniser la conservation des ressources naturelles et l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les zones forestières. Elle a également salué le soutien de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans la mise en œuvre des actions de son ministère.

Une première politique forestière pour la RDC

Parmi les réformes importantes annoncées figure l’élaboration d’une politique forestière nationale, une première dans l’histoire du pays selon la ministre.

« Nous avons élaboré la politique forestière en tenant compte des défis liés aux ressources forestières dont nous disposons. C’est la première fois que le pays met en place une telle politique », a-t-elle indiqué.

Ce document, précise-t-elle, a été conçu dans une approche inclusive, impliquant plusieurs parties prenantes, notamment les institutions publiques, le secteur privé, la société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers.

« Cette politique forestière a été élaborée avec la participation de tous les acteurs concernés par la gestion des forêts : le ministère, le secteur privé, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers », a expliqué la ministre.

Elle a également exprimé sa gratitude envers les partenaires ayant contribué au financement du processus d’élaboration de cette politique et du futur Code forestier.

« La politique forestière est finalisée. Il ne reste plus qu’à obtenir son adoption par le gouvernement lors du Conseil des ministres », a-t-elle précisé.

Le Code forestier en phase de concertation

Concernant la révision du Code forestier, également désigné comme loi forestière, Marie Nyange Ndambo a indiqué que le processus continue avec une approche participative.

« En ce qui concerne le Code forestier, ou loi forestière, il est toujours en préparation », a-t-elle affirmé.

La prochaine étape consistera à organiser des consultations dans les provinces afin d’intégrer les contributions des différents acteurs locaux.

« Les experts se rendront dans les provinces, toujours dans le cadre d’un processus participatif, afin d’associer les acteurs provinciaux », a-t-elle expliqué.

La ministre a insisté sur l’implication de toutes les parties concernées par la gestion des forêts, notamment les autorités publiques, les opérateurs privés, les organisations de la société civile, les communautés locales et les peuples autochtones.

Des réformes liées aux engagements internationaux

Marie Nyange Ndambo a également rappelé que ces deux instruments majeurs, la politique forestière et le Code forestier, sont en accord avec les engagements pris par la RDC, notamment vis-à-vis des critères du Fonds monétaire international (FMI).

« Ces deux documents font également partie des critères du FMI. Nous sommes donc dans les délais », a-t-elle assuré.

Pour la ministre, ces réformes doivent permettre à la RDC de renforcer son rôle stratégique dans la gestion des ressources forestières et dans le développement d’une économie verte.

« Le gouvernement travaille sérieusement pour maintenir notre leadership dans le domaine forestier, qui rapporte aujourd’hui des ressources significatives aux nations dans le cadre de l’économie verte pour construire leur développement », a rassuré Marie Nyange Ndambo.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des accords conclus entre la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international (FMI), approuvés par le Conseil d’administration de l’institution le 15 janvier 2025. À cette occasion, le FMI avait validé un accord de 38 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant de 1 332,5 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 1,729 milliard de dollars américains (125 % de la quote-part du pays), ainsi qu’un accord de 38 mois au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), d’un montant de 799,5 millions de DTS, soit près de 1,038 milliard de dollars américains (75 % de la quote-part).

Le programme soutenu par la FEC vise à consolider les progrès réalisés dans le cadre de l’accord précédent couvrant la période 2021-2024, achevé en juillet 2024. Il ambitionne de préserver la stabilité macroéconomique, d’améliorer l’environnement des affaires, de renforcer la gouvernance et la transparence, ainsi que de favoriser une croissance inclusive. La réalisation de ces objectifs passe notamment par la poursuite des efforts de mobilisation des recettes publiques et l’approfondissement des réformes destinées à moderniser la gestion des finances publiques, avec une attention particulière portée sur l’efficacité et la redevabilité dans l’utilisation des ressources de l’État.

De son côté, le programme soutenu par la FRD vise à accompagner la RDC dans la mise en œuvre de sa vision de « pays solution » face aux défis de la transition vers une économie mondiale à faible émission de carbone, tout en renforçant sa résilience aux effets du changement climatique.

Selon le FMI, cet accord doit permettre au pays de surmonter les défis actuels, de renforcer ses capacités d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, tout en consolidant son rôle dans la transition écologique mondiale.

Le programme met notamment l’accent sur la protection des vastes forêts tropicales de la RDC, le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles liées au changement climatique, ainsi que sur une meilleure intégration des enjeux climatiques dans la planification et la gestion des investissements publics.

Clément MUAMBA



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