En RDC, l’épidémie d’Ebola a des conséquences néfastes sur l’économie – Afrique Économie.



Voici le contenu traduit en français :

La RDC fait face à un lourd bilan suite à la pandémie d’Ebola du virus Bundibugyo. Le dernier rapport mentionne 506 décès et 1 561 cas confirmés dans le pays. Au-delà de l’aspect sanitaire, cette épidémie a également un impact économique significatif sur le pays et la région.

Depuis la fermeture de la frontière avec l’Ouganda fin mai, Aïsha Kalumba, commerçante à Goma, peine à maintenir son affaire à flot. « C’est compliqué. Il y a tant de pertes. D’abord, on ne vend plus, il n’y a pas d’entrée de marchandises et nous sommes bloqués », témoigne-t-elle au micro de RFI. Les conséquences se ressentent directement sur son portefeuille. « Depuis le début de la crise, j’ai perdu beaucoup d’argent. À la fin du mois, je pouvais avoir un bénéfice de 2 500 ou 3 000 dollars, mais aujourd’hui, je me retrouve avec 400 dollars ».

Aïsha n’est pas un cas isolé. Christophe Lonema Mukwa est le président de la Fédération des entreprises au Congo dans la province de l’Ituri. « Nous avons constaté un impact vraiment négatif de cette épidémie d’Ebola chez nous. Pourquoi ? Parce qu’il y a des restrictions. Nous n’avons pas de vols, la frontière avec l’Ouganda est fermée. On ne peut pas parler de commerce sans déplacements. Nous avons des difficultés à nous ravitailler en produits de première nécessité, témoigne-t-il. On constate aussi la rareté de certaines denrées alimentaires ici en Ituri. Donc en général, cela impacte négativement l’économie et pénalise les opérateurs économiques. »

Un million de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté

L’agence de développement des Nations unies alerte sur cette crise qui pourrait plonger près d’un million de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté en RDC. Dans un scénario optimiste, le pays subirait une perte d’un milliard de dollars de son PIB, entraînant la destruction de 55 000 emplois. Le scénario pessimiste prévoit des pertes proches de 3,6 milliards de dollars à l’échelle du continent. « D’abord, l’épidémie coûte cher et le gouvernement de la RDC a déjà consacré 50 millions de dollars pour soutenir la riposte, sans compter les contributions des partenaires internationaux », détaille Damien Mama, le représentant résident du PNUD en RDC.

« Lorsque le PIB se contracte et que les budgets sont sous pression, les conséquences sont telles que le gouvernement est contraint de reprioriser les investissements et d’allouer plus de ressources à la riposte, au détriment d’autres secteurs essentiels tels que l’éducation, l’eau et l’assainissement, la santé, etc. », ajoute Damien Mama. Pour limiter les impacts économiques, le PNUD recommande d’ouvrir les frontières sous un contrôle sanitaire strict, de renforcer le soutien aux populations les plus vulnérables, et appelle à préserver les dépenses sociales essentielles.



Source link

Hot this week

Topics

Related Articles

Popular Categories