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Pascal Mulegwa
02 Juillet 2026•Mise à jour: 03 Juillet 2026
L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi le seuil des 400 morts, avec 438 décès recensés parmi 1.406 cas confirmés depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai, selon le dernier rapport de situation publié par les autorités sanitaires.
D’après le rapport de l’Institut national de santé publique (INSP) consulté jeudi par l’Agence Anadolu, la maladie reste essentiellement concentrée dans la province de l’Ituri, épicentre de cette 17e épidémie d’Ebola dans le pays. Le taux de létalité atteint désormais 31,2 %, tandis que 609 patients sont toujours pris en charge en isolement ou hospitalisés et que 192 personnes ont été déclarées guéries.
Les autorités ont par ailleurs confirmé que plusieurs cas récemment signalés hors de l’Ituri ont finalement été rattachés à la zone de santé de Nia-Nia, au terme d’investigations épidémiologiques destinées à reconstituer les chaînes de transmission.
Dans la province du Haut-Uélé, deux cas confirmés ont ainsi été notifiés dans la zone de santé de Wamba, dont un décès. Selon les autorités sanitaires, le second patient est en fuite après avoir quitté Nia-Nia, où il aurait été exposé au virus.
Dans la province de Tshopo, le cas confirmé d’une femme enceinte de 24 ans, décédée après avoir été transportée clandestinement jusqu’à Kisangani, a lui aussi été réattribué à la zone de santé de Nia-Nia. La patiente est décédée au PK 51, présenté comme l’un des foyers actifs de l’épidémie, avant que son corps ne soit acheminé à moto vers Kisangani. Les analyses réalisées sur place ont confirmé une infection par le virus Ebola.
Selon l’INSP, l’ensemble de ces cas est désormais comptabilisé dans l’aire de santé d’Abanagomu, au sein de la zone de santé de Nia-Nia, ce qui confirme que ces événements résultent d’une dissémination à partir du foyer principal plutôt que de nouvelles transmissions autonomes dans les provinces concernées.
“Les cas dans la Tshopo et le Haut-Uélé venaient tous de Nia-Nia. Pour l’instant, les autorités les imputent à cette zone. Mais cela ne pourra pas durer si d’autres cas apparaissent,” a indiqué à l’agence Anadolu une source sanitaire impliquée dans la riposte.
Selon cette source, la patiente décédée à Kisangani avait subi une césarienne avant son décès, sans mesures particulières de protection, un épisode qui nourrit les inquiétudes sur un risque de transmission secondaire si les personnes exposées ne sont pas rapidement identifiées et suivies.
Le rapport souligne toutefois que la surveillance se poursuit dans les provinces voisines, tandis que les équipes de riposte renforcent la recherche des contacts, les capacités de laboratoire, les approvisionnements en médicaments et équipements de protection ainsi que les actions de sensibilisation des communautés.

