
La Belgique a soutenu un nouvel appel des États-Unis pour le retrait des forces rwandaises de l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) et la neutralisation des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), affirmant que ces deux étapes sont essentielles pour une paix durable.
Le ministre des affaires étrangères, Maxime Prevot, a déclaré sur X que la Belgique « s’abonne pleinement » à l’approche américaine. Il a souligné que le retrait des troupes rwandaises et le démantèlement des FDLR devraient se faire ensemble et sans délai.
Prevot a également mis en avant le besoin urgent de protéger les civils et d’assurer un accès humanitaire sans entrave, notamment alors que les efforts continuent pour répondre aux épidémies d’Ebola dans la région.
Ces commentaires ont fait suite à des nouvelles sanctions américaines contre des commandants supérieurs du groupe rebelle M23 soutenu par le Rwanda et des FDLR. Washington a accusé les deux groupes de commettre des atrocités contre des civils et de compromettre le processus de paix dans l’est de la RDC.
Le Département d’État américain a annoncé des sanctions contre Gustave Kubwayo, un commandant des FDLR, et John Imani Nzenze, le chef du renseignement du M23. Les États-Unis ont averti que d’autres mesures pourraient être prises contre tout État, individu ou groupe menaçant la mise en œuvre des Accords de Washington et des efforts de paix plus larges dans la région des Grands Lacs.
Les préoccupations sanitaires ont ajouté à la pression pour un meilleur accès aux zones touchées par le conflit. En mai, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie actuelle de la rare souche Bundibugyo d’Ebola en RDC et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale. L’épidémie a causé des centaines de cas suspects et au moins 88 décès.
© Jospin Mwisha / AFP

