Une délégation du comité de plaidoyer pour l’opérationnalisation de la parité en République démocratique du Congo a été récemment reçue au Sénat. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de mobilisation des institutions en faveur de l’application effective du principe de parité consacré par la Constitution.


Au cours des échanges, les membres de la délégation ont rappelé le fonctionnement institutionnel du pays, soulignant que le Parlement, composé notamment du Sénat et de l’Assemblée nationale, a pour rôle de voter les lois, tandis que le Gouvernement en assure la mise en œuvre.
Dans cette logique, ils ont insisté sur la nécessité d’impliquer pleinement les parlementaires afin de renforcer les mécanismes législatifs et de contrôle liés à la parité.


Les membres du comité ont également mis en évidence l’écart persistant entre les dispositions constitutionnelles et la réalité sur le terrain, marquée par une sous-représentation notable des femmes dans les institutions politiques. Ils ont plaidé pour l’adoption de mesures plus contraignantes ainsi que pour un suivi rigoureux, afin de garantir une participation équitable des femmes aux instances de prise de décision.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions menées par plusieurs organisations de la société civile engagées dans la promotion des droits des femmes, notamment à travers des campagnes de sensibilisation et des initiatives de plaidoyer auprès des décideurs publics. L’objectif demeure de traduire en actes les engagements pris en faveur de l’égalité de genre.
Dans cette perspective, la délégation a annoncé son intention d’appuyer, dans les prochains jours, les efforts de la commission Suivi-Évaluation de l’Assemblée nationale. Une initiative visant à renforcer la synergie entre les institutions et à accélérer le processus d’opérationnalisation de la parité, conformément aux principes démocratiques du pays.
Aggée CHUGA

