Révision constitutionnelle en RDC : l’opposition et la société civile condamnent une « diversion » et une « insurrection ».


L’appel lancé lundi 20 avril par l’Union sacrée de la Nation (USN) pour recueillir des propositions en vue d’une réforme de la Constitution ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique congolaise.

Au sein de l’opposition politique et de la société civile, les critiques fusent depuis ce mardi 21 avril, qualifiant cette initiative de manœuvre de distraction face aux urgences sociales et sécuritaires du pays.

Pour Jean-Claude Katende, acteur majeur de la société civile, le processus de collecte des contributions n’est qu’une façade, affirmant que le projet final serait déjà décidé en amont par le pouvoir en place.

La plateforme Lamuka dénonce une « provocation »

Du côté de l’opposition, le ton est plus acerbe. Prince Epenge, porte-parole de la plateforme Lamuka, compare la démarche de la majorité présidentielle à une forme de dissidence institutionnelle.

« Autant le peuple a condamné la rébellion de l’AFC/M23, autant le peuple condamne la rébellion de l’Union sacrée contre la Constitution », a-t-il déclaré.

Priorité au social plutôt qu’au texte fondamental

L’opposition affirme que les véritables priorités des Congolais se trouvent ailleurs que dans le changement des textes de lois. Prince Epenge énumère les défis urgents qui, selon lui, devraient faire l’objet de consultations :

  • La précarité sociale : L’accès à l’eau potable, à l’électricité et la lutte contre la pauvreté.
  • La crise humanitaire : Le sort des millions de déplacés internes dans l’Est du pays.
  • L’emploi et la sécurité : Le manque de perspectives pour la jeunesse et l’insécurité grandissante.

Enfin, Lamuka met en garde contre toute tentative visant à briguer un troisième mandat, avertissant que cette proposition « clivante » risque de déstabiliser davantage une nation en quête de cohésion.



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