Guerre dans l’Est de la RDC : selon la Russie, de réels progrès vers la résolution du conflit ne pourront être atteints que si les parties s’engagent de bonne foi à respecter les obligations qu’elles ont acceptées.



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La région des Grands Lacs demeure prise en otage par la crise qui se déroule dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Tel est le constat fait mercredi 15 avril par la représentante permanente adjointe de la Russie à l’ONU, Anna Evstigneeva, lors de la réunion d’information du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation dans la région des Grands Lacs.

Dans son intervention, la représentante permanente adjointe de la Russie à l’ONU, Anna Evstigneeva, note que la situation sur place constitue toujours un défi régional complexe et le principal obstacle au développement de relations constructives et mutuellement avantageuses entre États voisins. Elle rappelle qu’il y a quelques mois, le groupe M23, bénéficiant d’un soutien extérieur, s’est emparé d’Uvira, ville du Sud-Kivu frontalière du Burundi.

Selon la diplomate russe, cette action a provoqué une escalade du conflit et a plongé la région au bord d’un conflit armé interétatique, en dépit de la signature des accords de Washington placés sous les auspices de l’administration de Donald Trump.

« Cet événement s’est produit quelques heures seulement après la signature en grande pompe, à Washington, d’un nouvel ensemble d’accords de paix entre la RDC et le Rwanda. Ces événements, à l’instar de tout ce que nous observons dans l’est de la RDC, démontrent clairement que les efforts diplomatiques internationaux ne produisent pas les résultats escomptés et ne contribuent en rien à la stabilisation sur le terrain. À notre plus grand regret, la trêve et le cessez-le-feu restent lettre morte », a-t-elle déploré lors de son intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Tout en prenant note de la reprise des discussions entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23 en Suisse, sous la médiation de l’État du Qatar, la diplomate russe estime que de véritables progrès sur le terrain ne seront constatés que lorsque les différents protagonistes du conflit commenceront à mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre des initiatives diplomatiques en faveur du retour de la paix dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs.

« Il est clair que de véritables progrès vers la résolution du conflit ne seront possibles que si les parties commencent à remplir de bonne foi les obligations qu’elles ont contractées. Nous espérons que les médiateurs, quant à eux, redoubleront d’efforts pour assurer la mise en œuvre des accords qu’ils ont négociés. Nous prenons note de la reprise des pourparlers entre le gouvernement de la RDC et le mouvement M23 dans le cadre de Doha pour la paix, cette fois en Suisse. La poursuite du dialogue en soi suscite un optimisme prudent. Toutefois, compte tenu de la trajectoire des négociations et de l’ampleur des divergences non résolues, il est clair que le chemin à parcourir est encore long et semé d’embûches », a fait savoir la représentante permanente adjointe de la Russie à l’ONU, Anna Evstigneeva.

Malgré l’implication du président américain Donald Trump et l’accélération apparente du processus de Washington, matérialisée par l’entérinement des accords par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, la situation sécuritaire sur le terrain peine à s’améliorer. Kinshasa et Kigali continuent de s’accuser mutuellement de violations des engagements pris, alimentant une méfiance persistante et des tensions durables.

Les discussions de Doha, menées sous l’égide de l’État du Qatar entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, connaissent également un net ralentissement, malgré la reprise d’un nouveau round de discussions entre les parties, cette fois-ci en Suisse, à la suite de la détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient. Cette branche de médiation vise à compléter les accords de Washington en s’attaquant aux causes profondes du conflit, notamment la restauration de l’autorité de l’État et la réintégration des groupes armés.

Face à cette situation, des voix continuent de s’élever, tant au niveau national qu’international, appelant les différents protagonistes au respect des engagements pris dans le cadre des initiatives de paix. L’objectif de ces appels est de réduire le fossé persistant entre les réalités du terrain et les avancées diplomatiques constatées sur le papier.

Clément MUAMBA

 



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