RDC : Le Plan national de sécurité routière de Jean-Pierre Bemba a été validé par le gouvernement dans le but de réduire les accidents de la route d’ici 2030.


En République Démocratique du Congo, le gouvernement vient d’approuver la mise en place d’un Plan National de Sécurité Routière (PNSR), suite à sa présentation par le Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 10 avril 2026 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, capitale de la RDC.

Dans son intervention, Jean-Pierre Bemba Gombo a rappelé que ce plan a été élaboré conformément aux instructions du Président de la République. Selon lui, ce dispositif vise à réduire les accidents de la circulation routière, qui causent de lourdes pertes en vies humaines et endeuillent de nombreuses familles.

« L’examen du diagnostic de sécurité routière révèle de manière non exhaustive des constats majeurs permettant d’identifier les causes profondes des risques routiers et d’orienter les priorités d’actions en matière de prévention et de régulation. Parmi ces constats, on peut noter l’état des véhicules, le cadre légal et réglementaire, les comportements ou facteurs humains, ainsi que l’état des infrastructures routières », a-t-il précisé dans le compte rendu de la réunion lu par le porte-parole du gouvernement.

Plus explicitement, a poursuivi le Vice-Premier ministre, le PNSR ambitionne de réduire de moitié le nombre de morts sur les routes d’ici 2030. Il s’articule autour de plusieurs objectifs spécifiques, notamment l’actualisation du Code de la route, la réduction de l’acceptabilité sociale des comportements à risque, le renforcement de l’éducation et de la sensibilisation à la sécurité routière, ainsi que l’amélioration de la sécurité des infrastructures routières.

« Ce plan national s’affirme comme un instrument stratégique, porteur d’une vision commune et mobilisateur, tous unis pour réduire de moitié d’ici 2030 le nombre de morts et de blessés dus aux accidents de la route », a souligné le Vice-Premier ministre.

Au mois de novembre de l’année dernière, la Première ministre Judith Suminwa avait exprimé la profonde préoccupation du gouvernement face à la recrudescence des accidents de circulation à Kinshasa et à l’intérieur du pays. Lors de la 68ᵉ réunion du Conseil des ministres, la cheffe du gouvernement a souligné que ces accidents avaient entraîné un nombre élevé de décès et d’importants dégâts matériels.

Afin de prévenir de tels accidents et sans préjuger des mesures que doivent prendre les services compétents, la Première ministre a invité le Vice-Premier ministre des Transports et celui des Infrastructures à veiller, chacun en ce qui le concerne, à ce que tous les véhicules affectés au service public soient soumis à un contrôle technique obligatoire.

Face à la recrudescence de ces accidents, elle a précisé que le gouvernement réaffirmait son engagement ferme en faveur de la sécurité routière. Il est impératif que chaque acteur respecte strictement les normes et obligations légales et prenne ses responsabilités pour prévenir de nouveaux drames.

Cette instruction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka intervenait dans un contexte où les autorités de la ville de Kinshasa ont également lancé plusieurs opérations, notamment une opération de contrôle technique obligatoire des véhicules. Selon elles, la mise en œuvre effective de ce contrôle vise à garantir la sécurité des usagers de la route en s’assurant du bon état de fonctionnement des véhicules, mais aussi à protéger l’environnement en limitant les émissions polluantes des véhicules non conformes.

Enfin, cette opération a également pour objectif d’assurer la conformité du parc automobile aux normes techniques nationales et internationales, ainsi que de contribuer à la prévention des accidents de circulation causés par des défaillances mécaniques.

Cependant, parallèlement à cette démarche, la réalité sur le terrain semble bien différente. Selon plusieurs observateurs, la recrudescence des accidents de circulation résulte d’une combinaison de facteurs, tels que le comportement des conducteurs (vitesse excessive, consommation d’alcool ou de stupéfiants, inattention) et l’état de la voirie (mauvais entretien, manque de signalisation, conditions météorologiques).

L’état dégradé des routes et ses nombreux problèmes constituent, selon plusieurs témoignages, un motif de découragement pour les chauffeurs et propriétaires de véhicules, qui hésitent à s’engager dans cette opération. Ils estiment que l’argent perçu ne fait qu’enrichir certains dirigeants sans être réellement investi dans les causes profondes ou les besoins de la population.

Clément MUAMBA



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