L’accord minier américain aide la République du Congo à lever 1,25 milliard de dollars lors de son émission obligataire inaugurale.


LA République Démocratique du Congo a levé 1,25 milliard de dollars lors de sa première vente d’obligations internationales, capitalisant sur la demande mondiale croissante pour ses minéraux critiques et l’amélioration des relations avec les États-Unis, a déclaré Reuters dans un rapport cette semaine.

Le pays a vendu 600 millions de dollars d’obligations arrivant à maturité en 2032 avec un rendement de 8,75 % et 650 millions de dollars d’obligations de 2037 à 9,50 %, selon l’agence de presse, citant une banque impliquée dans la transaction. Les livres de commandes finaux ont atteint respectivement 2 milliards et 2,8 milliards de dollars, excluant les gestionnaires principaux, permettant au gouvernement de réduire le prix initial d’environ 9,125 % et 10 %.

Le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Libotayi a déclaré que la vente reflétait la reconnaissance des progrès du pays en matière de stabilité macroéconomique, de gestion des finances publiques et de réformes structurelles. « Notre ambition est de devenir un émetteur souverain régulier », a-t-il déclaré à Reuters.

Les obligations font partie d’un programme d’Euro-obligations plus large de 1,5 milliard de dollars annoncé plus tôt cette année, dont les produits sont destinés à des projets d’infrastructure, d’énergie et sociaux. Les deux instruments sont de rang senior, non garantis et amortis, a indiqué Reuters.

La transaction a été soutenue par des perspectives de crédit positives assignées par S&P Global Ratings en janvier, qui a cité des perspectives de croissance robustes et des améliorations des réserves de change et de la collecte fiscale.

Les conditions sur les marchés de capitaux internationaux s’étaient également stabilisées après un cessez-le-feu provisoire de deux semaines entre Washington et Téhéran, après que la guerre en Iran a fait grimper les prix de l’énergie et alimenté les craintes d’inflation qui avaient ralenti l’émission sur les marchés émergents.

Le Congo, un grand producteur de cobalt et de cuivre, a reconnu dans sa documentation d’obligation des risques persistants, notamment la dépendance aux exportations minières, les conflits dans ses régions orientales, la volatilité des prix des matières premières et la concentration économique liée à la Chine. Le financement concessonnel représente encore 97 % de sa dette extérieure.



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