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LIENS

ASSEMBLEE PROVINCIALE DE KINSHASA : LE PROGRAMME D’ACTIONS DU GOUVERNEUR KIMBUTA VOTE PAR MAIN LEVEE

 

Kinshasa, 07/06/2007 / Politique

 

C’était le 6 Juin 2007 que l’Assemblée provinciale a voté le programme quinquennal de la mandature du gouvernement de Kinshasa.

 

Après avoir mis fin aux débats sur le programme du gouvernement provincial présenté par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta, les députés provinciaux de la capitale ont voté ledit programme par mains levées. L’amphithéâtre Cinepolis, localisé en face de la Grand poste, à Gombe, a été plein comme un œuf ce mercredi 6 juin 2007, puisque pris d’assaut par une importante marrée humaine, venue assister au vote par l’Assemblée provinciale, du programme quinquennal de la mandature du gouvernement de Kinshasa. Sur les 27 députés présents dans la salle, 25 ont voté pour ce programme et deux d’entre eux se sont abstenus au vote. Comme d’aucuns le savent, l’effectif de cette chambre est de 48 députés. Le 25 a constitué ce que l’on appelle la majorité relative à savoir, la moitié plus 1.


L’on se rappellera que lors de la séance plénière précédente, le quorum des décisions n’ayant pas été atteint, l’Assemblée n’a pas été pour ce faire en mesure d’engager la procédure de votation. Mais cependant, ce mercredi, conformément aux dispositions de l’article 62, alinéa 2,  du règlement de l’Assemblée provinciale, celle-ci a pu valablement siéger. Cet article stipule ce qui suit : «L’Assemblée provinciale ne peut prendre ses décisions que si les 2/3 de ses membres sont présents.


Toutefois, si à la première séance, le quorum de 2/3 n’est pas atteint, le président a le droit de suspendre le vote à la séance subséquente portant sur la même matière, et les décisions sont valablement prises à la majorité relative». Prenant la parole, Roger Nsingi, le président de l’assemblée provinciale de la capitale de la Rdc, a fait savoir que l’acte posé ce jour s’inscrivait dans la logique d’une philosophie politique qui tout en animant les constituants de la troisième République, va doter les provinces d’une véritable autonomie organique.


Les différents attributs de l’autonomie dont la Rdc a été dotée par la Constitution, constitue non seulement l’expression d’une volonté politique tenace de voir les provinces s’assumer dans le choix et la censure de leur dirigeant, mais aussi de se prendre en charge par la recherche des solutions aux problèmes spécifiques de la province.


Le président Nsingi a exhorté vivement les honorables députés à faire preuve, tout au long de leur législature, du sens élevé de responsabilité politique et de maturité humaine susceptible de permettre de se dépasser de temps à autres les clivages politiques et partisans en vue de privilégier l’intérêt bien compris et le aspirations profondes de la population kinoise.

 

Pour clôturer son message, Roger Nsingi avait rappelé à l’intention de l’autorité urbaine que l’adoption de ce programme gouvernemental venait d’ouvrir une ère de lourdes responsabilités du gouvernement provincial devant le peuple kinois et à travers ses élus.


Cependant, avait-t-il ajouté, l’Assemblée provinciale continuera à exercer à bon escient la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles de contrôle parlementaire ce, sans complaisance et sans nuisance.


Très ému, le gouverneur  Kimbuta a eu, pour sa part, fait remarquer que l’adoption de ce programme était une réponse aux vœux des Kinoises et Kinois. C’est ainsi qu’il avait profité de cette occasion pour présenter aux députés provinciaux les remerciements de la population kinoise.

 


Célestin Lutete/MMC

 

 

Kinshasa, 07/06/2007 / Politique

 

C’était le 6 Juin 2007 que l’Assemblée provinciale a voté le programme quinquennal de la mandature du gouvernement de Kinshasa.

 

Après avoir mis fin aux débats sur le programme du gouvernement provincial présenté par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta,

les députés provinciaux de la capitale ont voté ledit programme par mains levées. L’amphithéâtre Cinepolis, localisé en face de la Grand poste, à Gombe, a été plein comme un œuf ce mercredi 6 juin 2007, puisque pris d’assaut par une importante marrée humaine, venue assister au vote par l’Assemblée provinciale, du programme quinquennal de la mandature du gouvernement de Kinshasa. Sur les 27 députés présents dans la salle, 25 ont voté pour ce programme et deux d’entre eux se sont abstenus au vote. Comme d’aucuns le savent, l’effectif de cette chambre est de 48 députés. Le 25 a constitué ce que l’on appelle la majorité relative à savoir, la moitié plus 1.


L’on se rappellera que lors de la séance plénière précédente, le quorum des décisions n’ayant pas été atteint, l’Assemblée n’a pas été pour ce faire en mesure d’engager la procédure de votation. Mais cependant, ce mercredi, conformément aux dispositions de l’article 62, alinéa 2,  du règlement de l’Assemblée provinciale, celle-ci a pu valablement siéger. Cet article stipule ce qui suit : «L’Assemblée provinciale ne peut prendre ses décisions que si les 2/3 de ses membres sont présents.


Toutefois, si à la première séance, le quorum de 2/3 n’est pas atteint, le président a le droit de suspendre le vote à la séance subséquente portant sur la même matière, et les décisions sont valablement prises à la majorité relative». Prenant la parole, Roger Nsingi, le président de l’assemblée provinciale de la capitale de la Rdc, a fait savoir que l’acte posé ce jour s’inscrivait dans la logique d’une philosophie politique qui tout en animant les constituants de la troisième République, va doter les provinces d’une véritable autonomie organique.


Les différents attributs de l’autonomie dont la Rdc a été dotée par la Constitution, constitue non seulement l’expression d’une volonté politique tenace de voir les provinces s’assumer dans le choix et la censure de leur dirigeant, mais aussi de se prendre en charge par la recherche des solutions aux problèmes spécifiques de la province.


Le président Nsingi a exhorté vivement les honorables députés à faire preuve, tout au long de leur législature, du sens élevé de responsabilité politique et de maturité humaine susceptible de permettre de se dépasser de temps à autres les clivages politiques et partisans en vue de privilégier l’intérêt bien compris et le aspirations profondes de la population kinoise.

 

Pour clôturer son message, Roger Nsingi avait rappelé à l’intention de l’autorité urbaine que l’adoption de ce programme gouvernemental venait d’ouvrir une ère de lourdes responsabilités du gouvernement provincial devant le peuple kinois et à travers ses élus.


Cependant, avait-t-il ajouté, l’Assemblée provinciale continuera à exercer à bon escient la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles de contrôle parlementaire ce, sans complaisance et sans nuisance.


Très ému, le gouverneur  Kimbuta a eu, pour sa part, fait remarquer que l’adoption de ce programme était une réponse aux vœux des Kinoises et Kinois. C’est ainsi qu’il avait profité de cette occasion pour présenter aux députés provinciaux les remerciements de la population kinoise.

 


Célestin Lutete/MMC

 

 

CINQ QUESTIONS A ROGER NSINGI MBEMBA

 

Président de l’APKinshasa

 

1. La session ordinaire de l'Assemblée provinciale de Kinshasa s'est ouverte le 15 mars dernier. De quoi sera-t-il question ?

 

Cette session sera essentiellement consacrée au contrôle de l'exécutif urbain ainsi que des services étatiques relevant de sa juridiction.

En effet, l'Assemblée provinciale a donné tous les moyens nécessaires à l'exécutif provincial afin que Kinshasa retrouve son visage d'antan. Pourtant, la ville reste sale.

Les députés provinciaux qui seront accompagnés d'experts de la Cour des comptes et  des inspecteurs des Finances vont être déployés à travers les services étatiques de la ville pour assurer ce contrôle. Au terme de ces contrôles s'il s'est avéré qu'il y a des malversations financières, l'Assemblée provinciale décidera souverainement du sort des ministres provinciaux concernés. Je prends les Kinois à témoin pour que le peuple sache que leurs élus ne vont plus épargner le gouverneur de la ville, ses ministres, bourgmestres et chef de divisions s'il faut les sanctionner.

 

2. Concrètement, que voulez-vous insinuer ?

 

Comme vous le savez, la session qui commence est politique, mais essentiellement consacrée aux contrôles parlementaires. Ceci répond aux prescrits de la Constitution de la République qui stipule en son article 197, alinéa1. J'ai cité cet article pour prendre la population kinoise à témoin et dissiper le malentendu qui règne dans la ville quant au rôle des députés provinciaux. Le président de l'Assemblée provinciale et les députés sont les porte-parole de la population. Ils ne gèrent pas directement la Ville laquelle est administrée par le gouverneur, ses ministres et autres structures de l'Exécutif telles que les divisions urbaines, les communes. A ce sujet, le gouvernement provincial qui bénéficie, aujourd'hui, des facilités pour son fonctionnement, se doit de marquer sa présence effective partout où le devoir l'appelle. Pour y arriver, l'Assemblée provinciale de Kinshasa lui a donné les moyens nécessaires pour son fonctionnement, durant sa première année d'existence.

 

3. Quels sont ces moyens susceptibles d'imprimer une certaine impulsion à l'exécutif provincial ?

 

Je peux citer quelques textes légaux ; notamment - l'approbation du programme du gouvernement provincial de Kinshasa 2007 - l'investiture des ministres; - le vote de l'édit sur le crédit provisoire de l'exercice budgétaire 2007 ; - le vote de l'édit sur la réglementation et l'implantation des structures de publicité et l'affichage publicitaire dans Kinshasa; - le vote de l'édit sur la création de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK); - le vote de l'édit sur les procédures fiscales et non fiscales par rapport aux recettes revenant à la ville de Kinshasa; - le vote de l'édit portant ouverture des crédits provisoires de l'exercice budgétaire 2008 ; - le vote de l'édit sur le budget 2008.

Autant d'instruments législatifs nécessaires que l'Assemblée provinciale a mis à la disposition de l'Exécutif provincial pour être efficace et disposer des moyens de sa politique. D'où, le souhait des Kinoises et Kinois de le voir faire montre d'une gestion orthodoxe.

 

4. Vous revenez des vacances parlementaires. Quelles sont les attentes et préoccupations de la population ?

 

Nous revenons des vacances parlementaires et la population de Kinshasa nous a exprimé sa déception totale sur la gestion de la ville. Rien de concret n'est fait. Aucune action bien pensée, bien structurée du début à la fin n'a été amorcée dans cette ville, les problèmes quotidiens demeurent et s'amplifient davantage. L'insécurité et le banditisme font bon ménage avec la pauvreté des populations.

Ceci étant, il revient aux députés provinciaux de prendre la mesure de leurs responsabilités lors des contrôles parlementaires afin d'inciter l'Exécutif à faire mieux et à répondre aux normes de la bonne gouvernance, mais aussi aux doléances de la population lesquelles ont été enregistrées au cours des vacances parlementaires dont le Bureau de l'Assemblée attend de chaque député un rapport.

 

5. Il faut des actions palpables, comme vous l'avez dit lors de la cérémonie d'ouverture de la session. La population kinoise vous met dans le même sac que l'exécutif. Que répondez-vous à de telles accusations ?

 

Il n'est un secret pour personne que Kinshasa demeure encore sale. Elle a, pour ce faire, besoin de grands travaux et de grandes interventions dans tous les domaines de la vie humaine. La population kinoise qui a voté pour nous attend des actions palpables et non des promesses non réalisées. Les Kinois aujourd'hui veulent des routes et des moyens de transport adaptés; avoir l'eau et l'électricité. Ils attendent la scolarisation de leurs enfants et veulent bénéficier des soins de santé adéquats et surtout l'application effective des règles de la bonne gouvernance mettant définitivement fin aux pratiques rétrogrades et décriées telles la corruption et le clientélisme.

Bref, les Kinois veulent vivre décemment comme des personnes normales du 21ème siècle. Voilà ce à quoi l'Assemblée provinciale de Kinshasa doit s'atteler.

Il est temps de savoir où nous en sommes avec le programme du gouvernement provincial chiffré à environ 1 milliard cinq cents millions de dollars. Le gouvernement provincial se doit, donc, de nous rende compte de son programme de 150 jours, afin de nous permettre d'auditer leurs comptes et d'être fixés sur la destination de certaines recettes telles que celles générées par les marchés, les parkings, les sociétés brassicoles, les sociétés tabassicoles, et surtout la passation des marchés. Au cours de ces contrôles, les députés se feront accompagner des inspecteurs des Finances et des experts de la Cour des Comptes pour éviter tout malentendu. Je suis convaincu que ces contrôles parlementaires se feront dans le strict respect des valeurs de référence de l'agent public de l'Etat telles que définies par l'Observatoire du Code d'Ethique professionnelle, OCEP en sigle.

 

 

Propos recueillis par

Eyenga Sana / Le Potentiel (Kinshasa)

20 Mars 2008